Confiner le public, couper la ventilation, relever les identités : les consignes données aux commissariats parisiens face à un cas de coronavirus

La "fiche réflexe" a été envoyée à tous les commissariats de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne

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Radio France
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Le commissariat du 13e arrondissement de Paris a été fermé au public par précaution lundi 24 février. (CAPTURE D’ÉCRAN GOOGLE MAPS)

Alors qu'un CHSCT extraordinaire s'est tenu au ministère de l'Intérieur mercredi 4 mars pour répondre aux inquiétudes des policiers face au coronavirus, la préfecture de police de Paris a distribué vendredi 28 février une "fiche reflexe", que franceinfo a pu consulter. Elle a été envoyée à tous les commissariats de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

La fiche détaille aux policiers la conduite qu'ils doivent tenir si une personne soupçonnée d'être infectée par le coronavirus se présente au commissariat. Les réflexes sont "1. Confiner 2. Alerter 3. Diagnostiquer 4.Gérer la crise", indique le document.

Fermer le commissariat

Il est donc conseillé dans un premier temps d'isoler les personnes "possiblement contaminées", puis d'arrêter le système de ventilation, de confiner le reste du public et de fermer le commissariat. Le document détaille les procédures d'alerte et d'évacuation de la personne malade. Il est par exemple indiqué qu'il faut relever toutes les identités "des personnes possiblement contaminées, des impliqués potentiels et des personnes au contact des impliqués".

La fiche prend aussi en compte la probabilité qu'un confinement dure longtemps, en indiquant par exemple la procédure à suivre pour les garde-à-vue. Elle indique aussi que dans un cas de long confinement, il faut "anticiper des mouvements de peur et/ou d'hostilité du public (…) Déployer des moyens intermédiaires pour maîtriser un éventuel mouvement de foule (…) Proscription de l'emploi de gaz lacrymogène (facteur d'aggravation du risque par irritation des voies respiratoires)"

Ces "fiches reflexes" ont été réclamées au niveau national par deux syndicats : le SNIPAT et UNSa FASMI, dans une déclaration préalable au CHSCT ce mercredi matin.

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