Vidéo Covid-19 : Nicolas Bay accuse le Premier ministre "d'infantiliser" les Français et dénonce un gouvernement "défaillant"

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Le député européen du Rassemblement national a critiqué sur franceinfo la "défaillance" du gouvernement face à la crise sanitaire du coronavirus.

Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national, a dénoncé mardi 13 octobre sur franceinfo Jean Castex qui veut, selon lui, "infantiliser" les Français. Le Premier ministre les avait appelés lundi sur franceinfo à ne pas se relâcher dans la lutte contre le Covid-19.

"J'entendais le Premier ministre ici même, il était assis dans votre studio, qui infantilisait les Français. 'Il ne faudra pas aller voir papy ou mamie', mais enfin, pour qui on prend les Français ?", dénonce-t-il.

Les Français ont accepté les mesures de confinement. Ils ont fait preuve d'un civisme et d'une discipline absolument exemplaire. Aujourd'hui, on veut les infantiliser.

Nicolas Bay, député européen du RN

à franceinfo

La question d'un éventuel couvre-feu nocturne à Paris, en petite couronne, voire dans d'autres métropoles, sera au programme du conseil de défense sanitaire prévu mardi matin à l'Elysée. Le député RN estime qu'on risque de ne pas avoir le choix : "Si on est obligé d'en passer par là, s'il faut le couvre-feu ou qu'il faut des mesures de confinement partielles parce que le gouvernement a été totalement défaillant, à ce moment-là sans doute faudra-t-il prendre ces mesures. C'est affligeant d'en être arrivé là", estime -t-il.

Nicolas Bay estime que le gouvernent n'a pas retenu les leçons de la première vague de l'épidémie qui avait submergé les hôpitaux au printemps : "Ce qui est dramatique, c'est de ne pas avoir pris les mesures énergiques et les moyens nécessaires au cours des derniers mois pour avoir les capacités hospitalières plus importantes et être en mesure d'accueillir plus de malades et éviter ces mesures qui ont des conséquences absolument considérables", a-t-il affirmé "On se retrouve démunis de la même manière, avec la crainte à nouveau de la saturation de notre système hospitalier", a-t-il ajouté.

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