Reconfinement : "Nous ne pouvons pas continuer avec cette idée que l'école est en sursis" affirme Rodrigo Arenas de la FCPE

Le président de la FCPE demande notamment que des lavabos éphémères soient mis en place dans les écoles pour que les élèves puissent se laver les mains.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Des élèves d'une école élémentaire de Lille (Nord), le 1er septembre 2020. (DENIS CHARLET / AFP)

"Nous ne pouvons pas continuer avec cette idée que l'école est en sursis en attendant que l'épidémie ne reprenne pas une galopade supplémentaire", a déclaré mercredi 28 octobre sur franceinfo Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves), après les déclarations du chef de l'Etat et la décision de reconfiner le pays à partir de ce jeudi minuit tout en permettant aux élèves de continuer à aller à l'école jusqu'au lycée.

"C'est un soulagement pour de nombreux parents qui ne voulaient pas revivre le cauchemar de l'école à la maison pendant le confinement", affirme Rodrigo Arenas, "Nous ne pouvons pas continuer avec cette idée que l'école est en sursis en attendant que l'épidémie ne reprenne pas une galopade supplémentaire. Il faut dès aujourd'hui se préparer à cette situation-là. Il faut simplement embaucher des enseignants comme l'ont nos voisins italiens qui ont emabuché 80 000 enseignants pendant la période estivale pour faire baisser les effectifs dans les classes et dans les écoles et pour permettre les gestes barrières."

Plus de moyens et d'encadrement dans les écoles pour faire baisser les effectifs

"Il faut appliquer le protocole que le ministère a lui-même produit au mois de juillet et mettre les moyens pour faire en sorte que ça se réalise", ajoute le co-président de la FCPE, "Il faut mettre en place des lavabos éphémères pour permettre aux enfants de se laver les mains et il faut que le ministère utilise les salles qui sont mises à disposition par les communes, les départements et les régions pour permettre de baisser les effectifs dans les établissements. Il faut des moyens et un encadrement pour le faire. Voilà la réalité à laquelle nous devons faire face."

"Concernant l'hommage à Samuel Paty qui aura lieu lundi, nous faisons tellement confiance aux enseignants et aux chefs d'établissements pour faire en sorte que nos enfants soient pris dans un cadre éducatif et pédagogique et solennel pour rappeler que l'école de la République est centrale, qu'il y a des valeurs qu'on transmet à nos enfants. Ce n'est pas qu'un lieu d'instruction, c'est aussi un lieu d'éducation. Nous regrettons simplement une chose, c'est que les parents ne soient pas conviés à chaque fois que c'est possible", conclut Rodrigo Arenas.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.