Reconfinement : le télétravail, le casse-tête des entreprises

"Le recours au télétravail doit être le plus massif possible", a annoncé Jean Castex jeudi 29 octobre au matin. Une mesure difficile à mettre en place cinq jours sur cinq pour certains employeurs et salariés.

Le gouvernement a été clair : à compter de vendredi 30 octobre à minuit, les employeurs devront prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé de leurs salariés. S'il n'y a pas d'obligation de mettre en place le télétravail à 100 %, il est vivement recommandé de le faire. Chez Axialease, une société francilienne spécialisée dans la location financière dédiée aux entreprises, le casse-tête commence jeudi 29 octobre : le patron envisage la mise en place du télétravail. Pourtant, il est loin d'y être favorable.

"On a besoin d'aller voir des clients"

Pendant le premier confinement, ses salariés étaient tous en télétravail ; le bilan est mitigé. "L'activité est en berne, notre chiffre d'affaires a été clairement altéré, donc on a bien vu que 100 % des gens en télétravail ne faisaient pas du bien à l'économie", estime Sébastien Luyat, le président d'Axialease. Résultat : seulement trois jours de télétravail sont envisagés pour certaines fonctions, malgré les annonces gouvernementales. Venir au bureau, un acte indispensable aussi pour certains salariés, qui s'estiment plus productifs. "On a besoin d'aller voir des clients, d'aller voir des partenaires ; c'est beaucoup plus pratique", assure Emmanuel Delouya, chargé d'affaires.

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Le salon transformé en espace de télétravail d\'une habitante d\'Angers, en mars 2020.
Le salon transformé en espace de télétravail d'une habitante d'Angers, en mars 2020. (THIBAUD VAERMAN / HANS LUCAS / AFP)