Confinement : le monde de la culture accuse le coup, mais garde espoir

Après l'annonce d'un nouveau confinement national, le monde de la culture se résigne, mais constate qu'après le déconfinement les Français sont revenus au cinéma, au théâtre ou au musée. 

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Radio France
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Les marches du festival de Cannes 2020, une édition réduite en raison de l'épidémie de Covid-19.  (VALERY HACHE / AFP)

C'est sans surprise que le monde de la culture a accueilli l'annonce par Emmanuel Macron d'un nouveau confinement national jusqu'au 1er décembre pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Même les libraires, qui espéraient faire partie des commerces de première nécessité, n'y couperont pas. Rideau sur les cinémas, les théâtres, les salles de concert ou encore les musées. La culture revit son cauchemar du printemps. Elle s'y attendait, mais la frustration est à la hauteur des efforts consentis durant le déconfinement pour renouer le lien avec le public.

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Bons élèves ces derniers mois, au prix de protocoles stricts, parfois ubuesques, pour des recettes diminuées, les acteurs culturels sont de nouveau à l'arrêt. Pour Marc-Olivier Sebbag, délégué général de la Fédération nationale du cinéma français (FNCF), le syndicat des exploitants, il y a malgré tout, des raisons d'être confiant : "Le fait qu'on y soit arrivé laisse penser que les Français ont un vrai attachement pour la culture, analyse-t-il. C'est ce qu'on disait depuis le début, mais on n'en était pas sûr, on le construisait en le disant. Les Français vont au cinéma, alors on se dit que c'est possible."

Il va falloir tout refaire, tout reconstruire avec l'aide des pouvoirs publics, pour préserver les entreprises, préserver les salles, les salariés.

Marc-Olivier Sebbag, délégué général de la FNCF

à franceinfo

"Lorsqu'on pourra rouvrir, on va tout faire pour les retrouver dès qu'on pourra", anticipe Marc-Olivier Sebbag.
 
L'État a lancé à la rentrée un plan d'aide de deux milliards d'euros sur deux ans. Avec ce nouveau confinement, il faudra encore plus pour sauver la culture. C'est la ministre Roselyne Bachelot qui est désormais attendue.

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