Rassemblements de plus de six personnes interdits : les policiers "ne pourront pas être partout", prévient un syndicaliste

Les policiers se concentreront sur les personnes qui, de manière évidente, ne respectent pas les règles sanitaires mais il n'y aura "pas de comptage manuel", explique le secrétaire général adjoint du syndicat UNSA Police.

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Radio France
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Contrôles policiers sur le canal Saint-Martin à Paris pour le respect de la distanciation sociale (Covid-19), le 23 mai 2020. (VALENTIN DUNATE / RADIOFRANCE)

"C'est un travail et une difficulté supplémentaire pour nos collègues", estime jeudi 25 mars sur franceinfo le secrétaire général adjoint du syndicat UNSA Police, Thierry Clair. Mercredi soir, le ministre de l'Intérieur a demandé à tous les préfets une verbalisation "stricte" des rassemblements de plus de six personnes, sur tout le territoire français. "On ne fera pas de comptage manuel", "les policiers ne peuvent pas être partout", prévient Thierry Clair.

franceinfo : C'est une charge de travail supplémentaire ?

Thierry Clair : Les policiers ont déjà à assumer l'ensemble de leurs missions qui sont déjà relativement lourdes. Depuis plus d'un an maintenant, nous assumons cette mission du confinement. C'est donc un travail et une difficulté supplémentaire pour nos collègues qui ne pourront pas être partout, à chaque coin de rue, sur chaque place. Ils ne pourront pas surveiller tout le monde. Les polices municipales pourront également procéder à ces contrôles et éventuellement à des verbalisations.

Vous allez vous mettre à compter les gens dans les parcs, dans les rues, sur la voie publique ?

Non, on ne fera pas de comptage manuel. On se concentrera sur les regroupements de personnes qui, de façon évidente, ne respectent pas les règles sanitaires de distanciation et de port du masque. Nos collègues vont rappeler les règles et, le cas échéant, verbaliser.

Vous dites compter sur le bon sens de la population ?

Les rassemblements de plus de six personnes étaient déjà proscrits sur la voie publique. Vu le développement de l'épidémie et les difficultés en milieu hospitalier, c'est une prise de conscience collective qui doit dominer. On compte sur l'ensemble de la population qui, depuis le début du confinement l'année dernière, respecte d'une façon très générale les règles liées au confinement ou au couvre-feu.

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