Ouverture des stations de ski à Noël : Matignon rendra sa décision "dans les dix prochains jours"

Un protocole sanitaire est peaufiné depuis des semaines sous l'égide du préfet de la Savoie en vue de la réouverture des stations de sports d'hiver. 

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France Télévisions
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Sur ce cliché non daté mis en ligne le 5 août 2020, des skieurs utilisent les remontées mécaniques à la station de Peyragudes, dans les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne.  (PHILIPPE ROY / AURIMAGES / AFP)

Les amateurs de sports d'hiver pourront-ils passer Noël sur les pistes ? Matignon a annoncé lundi 23 novembre que la décision d'ouvrir ou non les stations de ski pour les vacances de fin d'année sera prise "dans les dix prochains jours". Ce délai a été annoncé à l'issue d'une réunion dans la matinée avec les acteurs du secteur.

Alors que le confinement est toujours en vigueur, "la question" d'ouvrir ou de laisser fermées les stations "n'est, à ce jour, pas tranchée, les deux options étant encore envisagées compte tenu des incertitudes sur l'évolution de la situation sanitaire", en raison de l'épidémie de Covid-19, a précisé Matignon dans un communiqué.

Si les Suisses dévalent déjà les pistes et que les Autrichiens prévoient d'ouvrir le 17 décembre, les stations françaises préparent leur saison, sans savoir quand elles obtiendront le feu vert du gouvernement. Dans l'attente, un protocole sanitaire est peaufiné depuis des semaines sous l'égide du préfet de la Savoie, afin d'être transmis et étudié par la cellule interministérielle de crise.

Moins de réservations en raison du confinement 

"On a les mains sur le buzzer ; on sera prêts dès que le feu passera au vert. Et ce sera 'bienvenue dans les stations' avec des règles bien préparées et diffusées", affirmait à l'AFP jeudi Jean-Marc Silva, directeur général de France Montagnes, organisme de promotion de la destination. Il devrait ainsi être possible de skier à visage découvert sur les pistes. En revanche, le masque sera obligatoire dans les files d'attente, les remontées mécaniques, les rassemblements des cours de ski et les commerces, selon des protocoles testés l'été dernier.

L'avant-saison représente 13,5% de la fréquentation et Noël 13% environ, quand février et mars pèsent pour plus de la moitié. Pour l'heure, le reconfinement a "ralenti les réservations" mais "il n'y a pas de risque à réserver" car "les différents acteurs proposent quasiment tous des annulations sans frais", insistait Jean-Marc Silva. Malgré cela, "la semaine de Noël enregistre -50% de réservation et celle du Nouvel An -40%", relevait à son tour Eric Brèche, président du Syndicat national des moniteurs du ski français.

Les propos de la ministre du Travail Elisabeth Borne avait par ailleurs incité à embaucher des saisonniers, quitte à les mettre rapidement au chômage partiel. 

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