Nouvel An : les forces de l'ordre se concentreront sur les fêtes clandestines et les violences urbaines la nuit du réveillon

Plus de 100 000 policiers et gendarmes seront mobilisés dans la soirée et la nuit du 31 décembre pour faire respecter le couvre-feu.

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Radio France
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Une patrouille de police fait respecter le confinement à Nancy le 27 mars 2020. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Dans une note que franceinfo a pu consulter, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, demande aux forces de l'ordre de concentrer leur dispositif de contrôle sur les fêtes clandestines et les violences urbaines pour la soirée du Nouvel An. Aucune consigne d'indulgence n'a été donnée. Les contrôles seront concentrés dans les centres-villes et les quartiers sensibles, d'après ce document.

Des mesures préventives dès mercredi

Des arrêtés pourront être pris pour interdire la vente de combustibles et d'alcool. Des fouilles de véhicules pourront également être effectuées dès le mercredi 30 décembre "pour s'assurer de l'absence de transport d'éléments dangereux susceptibles d'être utilisés contre les forces de sécurité intérieure". Le ministre de l'Intérieur a aussi demandé de "sécuriser" les chantiers et d'étudier "la possibilité de fermer les transports publics à partir de 20 heures."

Concernant les fêtes clandestines, la consigne est donnée d'intervenir "dans les meilleurs délais" dès qu'une fête est signalée. Le ministre de l'Intérieur demande d'ailleurs "d'identifier" en priorité les organisateurs qui pourront être interpellés. Les participants, eux, pourront être sanctionnés à hauteur de 135 euros pour non-respect de la distanciation physique.

Des interventions en cas de tapage nocturne

Même si le gouvernement ne peut pas interdire les rassemblements dans les lieux privés, il recommande de ne pas se retrouver à plus de six personnes en raison de l'épidémie de coronavirus. Cependant, les forces de l'ordre pourront intervenir après des dénonciations pour tapage nocturne. Là aussi, le propriétaire des lieux et les convives pourront être sanctionnés sur la base du décret du 29 octobre 2020 qui dit que la distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes doit être observée en tous lieux et en toutes circonstances.

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