"Nous nous avançons vers un confinement, c'est nécessaire pour nous permettre de rebondir", affirme Denis Malvy, membre du Conseil scientifique

Optimiste pour l'avenir, le chef du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Bordeaux a confiance dans les vaccins pour "passer ce cap".

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Radio France
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Denis Malvy, l'infectiologue au CHU de Bordeaux, le 17 mars 2020. (LAURENT THEILLET / MAXPPP)

"Nous nous avançons vers un confinement, c'est nécessaire pour nous permettre de repartir et de rebondir à la fin du printemps et de l'été avec toute la France qui veut se mettre au travail", a soutenu Denis Malvy, membre du Conseil scientifique et chef du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Bordeaux.

"Au moment où nous parlons avec le niveau de circulation du virus, avec beaucoup de départements qui sont affectés, avec une crise qui est de type européen, on voit ce qui se passe au Royaume-Uni actuellement, il faut être extrêmement vigilant", souligne Denis Malvy. "L'arrivée de ces variants a un peu assombri notre horizon".

"Je pense inévitable le fait qu'il faille implémenter le niveau de mobilisation de la société et consentir dans la confiance et la persévérance à deux mois un peu difficiles dans lesquels il faudra encore assumer la lassitude, et sans doute se confiner en partie, par région, on ne sait pas encore".

Denis Malvy, membre du Conseil scientifique

à franceinfo

L'infectiologue bordelais, qui a pris en charge l'un des tous premiers patients atteints du Covid-19 en France, souligne qu'aujourd'hui on "meurt moins de Covid" car on a "beaucoup appris" de la maladie depuis un an. "On admet moins et mieux les patients en secteur de réanimation, avec des méthodes d'oxygénothérapie non invasive. On connaît la place de la corticothérapie, du traitement anticoagulant, tout ce que l'on appelle le soin de support".

Denis Malvy se monte plutôt optimiste pour l'avenir. "Nous avons fait une large partie du chemin. Nous avons les vaccins, ils sont efficaces et sont capables de s'adapter. Les virus émergents, on sait qu'en fin d'épidémie, quel que soit leur visage et même quel que soit leur origine ou leurs familles, ils expriment des mutations". D'après lui, "les vaccins à notre disposition avec des technologies innovantes (…) vont nous permettre de passer ce cap".

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