La pandémie de coronavirus a entraîné une baisse des dépistages des maladies cardiaques, selon une étude

Les diagnostics et traitements des maladies cardiaques ont baissé de près des deux tiers au printemps 2020, par rapport à la même période en 2019.

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Une personne est en consultation avec son médecin généraliste, le 26 mai 2020, à Cahors (Lot). (GARO / PHANIE / AFP)

Des cœurs négligés. Les procédures de diagnostic et de traitement des maladies cardiaques ont chuté de près des deux tiers au printemps 2020 par rapport à 2019, selon une enquête publiée vendredi 15 janvier à Vienne, en Autriche, et reposant sur l'étude de 900 centres hospitaliers dans 108 pays.

L'enquête de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) montre une baisse de 64% des examens en cardiologie en mars-avril 2020 par rapport à la même période de l'année précédente. Selon les auteurs, l'impact est "brutal et significatif", et notable dans toutes les régions étudiées.

La crainte d'une exposition au coronavirus à l'hôpital

Environ 718 000 bilans cardiologiques n'ont pas été effectués dans les centres hospitaliers étudiés au cours de ces deux mois en raison de la première vague de la pandémie de Covid-19, confirmant l'impact négatif de cette dernière sur les systèmes de santé, selon les auteurs. L'enquête a examiné les données de plusieurs types d'examens du coeur tels que les échographies, les angiographies et les tests d'effort.

L'AIEA étudie et fait régulièrement la promotion des usages civils du nucléaire, notamment dans les examens médicaux. Selon l'organisation, la baisse du nombre des bilans est "principalement due au fait que les patients évitent les examens de crainte d'une possible exposition au coronavirus à l'hôpital, de la réduction des plages de rendez-vous liée à l'extension des mesures de désinfection et aussi des aérosolisations prévues pour protéger les personnels".

Les maladies cardiaques ont été la première cause de décès dans le monde au cours des vingt dernières années. En décembre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré qu'elles "tuaient plus de gens que jamais auparavant", avec neuf millions de décès en 2019, soit une hausse de deux millions depuis 2000.

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