"Il y a une éclaircie", mais "ça va être très difficile malgré ces aides", réagit la fédération de hockey sur glace après les annonces pour le monde du sport

L'Elysée a annoncé mardi 400 millions d'euros d'aides pour le monde sportif notamment 110 millions d'euros au titre du fonds de compensation de la billetterie.

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Radio France
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La patinoire Aren'Ice et centre national du hockey sur glace à Cergy-Pontoise, le 25 Octobre 2016 (photo d'illustration). (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)

"Il y a une éclaircie", mais "on va attendre pour voir en quoi consistent ces aides", a déclaré mardi 17 novembre sur franceinfo Luc Tardif, président de la Fédération française de hockey sur glace, après l'annonce par l'Elysée de 400 millions d'euros d'aides pour le monde sportif notamment 110 millions d'euros au titre du fonds de compensation de la billetterie. Les clubs vont tous bénéficier de l'exonération charges sociales entre octobre et décembre. "Mais comment ce sera réparti, toutes ces aides et sur quels critères ?, s'interroge Luc Tardif. On sait qu'on est des sports de deuxième division sans que ça soit péjoratif, et souvent on ramasse les miettes". Cependant "en ce qui concerne les exonérations de charges, c'est une bonne chose. D'autant que la nouvelle c'est que ce sera un petit peu rétroactif. De toute façon on sait que ça va être très difficile malgré ces aides".
 
franceinfo : Est-ce que le compte est bon pour votre sport après ces annonces du président de la République ?
 
Il y a une éclaircie quand même déjà en ce qui concerne le sport pour les jeunes, qui vont retrouver les stades, les gymnases ou les patinoires. C'est quelque chose que vraiment, les associations sportives ne comprenaient pas trop. On pouvait pratiquer le sport à l'école mais pas au sein des associations. Il reste quand même à définir à partir de quand ça pourrait être fait. Je pense que c'est très important pour le sport amateur et c'est une bonne chose.

En ce qui concerne les aides. On attend quand même demain parce que les fédérations ont une réunion avec la ministre des Sports pour qu'elle développe exactement dans le détail les sommes qui ont été données. On avait en tête éventuellement de pouvoir retrouver un peu de spectateurs à partir du mois de décembre. Donc, on nous parle de janvier où on va définir une jauge. Il y a des améliorations, mais il faudra qu'on tienne le choc jusque-là, et ce n'est pas facile. Je ne suis pas convaincu qu'on ait pris en compte les particularités de nos sports, le basket, le handball, le volley, le hockey sur glace, qui n'ont pas de droits télé ou très peu. Deux tiers de nos ressources viennent des matchs, de la billetterie, donc, c'est très, très difficile pour nous.
 
Est-ce que concrètement, il y a des clubs professionnels aujourd'hui qui sont en danger car le championnat ne va pas reprendre avant l'an prochain ?
 
Notre objectif, c'était de tenir jusqu'au 1er décembre. On vient de nous ramener ça au 1er janvier. Ceci dit on ne va pas crier avant d'avoir mal. On va attendre demain le déroulé pour voir en quoi consistent ces aides. Mais comment ce sera réparti et sur quels critères ? On sait que quelque part, on est des sports de deuxième division, sans que ça soit péjoratif, et souvent on ramasse les miettes. En ce qui concerne les exonérations de charges, ça, c'est une bonne chose aussi. D'autant que la nouvelle c'est que ce sera un petit peu rétroactif. De toute façon on sait que ça va être très difficile malgré ces aides.
 
On sent que dans vos propos, que c'est un peu insuffisant. Est-ce que vous avez constaté une baisse des licences en raison de la pandémie ?
 
Selon les différentes disciplines et les saisonnalités, on était aux alentours de 6 et 10% de baisse donc c'est beaucoup moins que ce que l'on redoutait. A partir du moment que l'on a une visibilité pour que les clubs puissent démarrer un peu leur sport pour les jeunes dans les associations sportives, je pense que là, ça devrait donner un élan. Dans l'ambiance que représente le Covid-19 ce n'est pas nécessairement la faute du gouvernement, on a plutôt tendance à rester chez soi. Mais on sent que les associations sportives et même les jeunes piaffent d'impatience de remonter sur la glace. On a commencé à prendre en considération l'impact du sport non seulement sur l'économie de la France, mais aussi sur le côté en ce qui concerne l'éducation et surtout la santé.

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