Gestes barrières : les réfractaires se démasquent

Combien sont-ils ? Combien de Français refusent de porter un masque malgré les recommandations ? Selon une enquête, les "réfractaires" seraient 15 %, certains en feraient même un étendard idéologique.

France 2

Samedi 18 juillet, sur la plage de Fréjus (Var), ces deux amies échangent les souvenirs de leur dernière soirée. Les boites de nuit sont fermées, mais ces vacancières ont tout de même pris part à une fête privée, où une centaine de personnes étaient rassemblées, sans distanciation ni masque. "On est conscientes de ce qu'il se passe, mais c’est le besoin de décompresser", se défendent-elles. Notre comportement est contradictoire parce qu’on sait que les mesures sont justifiées mais quand on sort, on oublie. Sur un marché en Bretagne, le masque est désormais obligatoire mais certains clients ne le portent pas et font leur propre mesure barrière. "Pourquoi je ne l’ai pas ? Parce que je me tiens à distance des autres et je suis à l’air libre", se justifie une cliente.

Les réfractaires commencent aussi à donner de la voix sur les réseaux sociaux

"À partir de lundi, on boycotte tous les magasins qui nous obligent à porter un masque, qui est d’accord ?" écrit un internaute sur Twitter. Des messages qui rappellent les coups de sang de certains Américains. Des recours juridiques pourraient-ils aboutir en France ? Pour l’avocat Me Louis Le Foyer De Costil, cela parait difficile : "Juridiquement, il faudrait identifier quelles sont les libertés en cause. À priori on peut toujours aller et venir avec un masque." En début de semaine prochaine, le port du masque sera obligatoire dans tous les lieux publics clos. Une amende de 135 euros pourrait sanctionner les réfractaires.



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Des masques dans une usine du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), le 14 mai 2020.
Des masques dans une usine du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), le 14 mai 2020. (BERTRAND GUAY / AFP)