Fermeture des petits commerces : "Il y a une incohérence", note Philippe Laurent

Tous les commerces jugés non-essentiels ont été contraints de fermer leurs portes à la suite de l'entrée en vigueur du reconfinement, vendredi 30 octobre. Secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF), Philippe Laurent souligne "l'incohérence" des mesures gouvernementales.

Soucieuse de venir en aide à des petits commerçants plombés par le nouveau confinement, l'Association des maires de France (AMF) a demandé le réexamen de la notion de "commerce non-essentiel". Certains édiles sont d'ailleurs allés plus loin en prenant des arrêtés autorisant l'ouverture des magasins"Par ces arrêtés, ils envoient un message clair et ferme au gouvernement, pour l'inciter à revoir ses plans," explique Philippe Laurent, secrétaire général de l'AMF.

Inégalité par rapport aux grandes surfaces

"Il y a une incohérence dans l'action gouvernementale, poursuit le maire (UDI) de Sceaux (Hauts-de-Seine). Des élus engagent des dépenses importantes pour revitaliser les centres-villes, ce n'est donc pas logique de demander aux petits commerçants de fermer. Et ce d'autant plus que les grandes surfaces restent ouvertes, ce qui crée une inégalité." L'optimisme est pourtant de mise chez Philippe Laurent, qui révèle que "les discussions avancent au sein du gouvernement."

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Philippe Laurent, maire de Sceaux, lors du congrès des maires de France à Paris, le 21 novembre 2017.
Philippe Laurent, maire de Sceaux, lors du congrès des maires de France à Paris, le 21 novembre 2017. (JACQUES DEMARTHON / AFP)