DIRECT. Covid-19 : l'Allemagne se reconfine partiellement du 2 au 30 novembre

Le pays va fermer pour un mois les restaurants, les institutions sportives et culturelles, dans le cadre de nouvelles restrictions drastiques pour combattre la deuxième vague du Covid-19, a annoncé mercredi Angela Merkel.

La chancelière allemande Angela Merkel, à Berlin, en Allemagne, le 28 octobre 2020. 
La chancelière allemande Angela Merkel, à Berlin, en Allemagne, le 28 octobre 2020.  (FABRIZIO BENSCH / POOL / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Tour de vis outre-Rhin. L'Etat fédéral allemand et les Länder se sont mis d'accord sur l'instauration d'un reconfinement partiel du 2 au 30 novembre, qui passera notamment par la fermeture des bars et des restaurants, a annoncé mercredi 28 octobre Angela Merkel. Les institutions sportives et culturelles seront également fermées. Ces mesures "dures" et "valables pour tout le pays" doivent permettre de limiter autant que possible les contacts et ainsi endiguer la propagation rapide du coronavirus, a déclaré la chancelière. Suivez la situation dans notre direct.

De nouvelles restrictions attendues en France. Emmanuel Macron doit annoncer de nouvelles mesures pour affronter la deuxième vague de Covid-19, mercredi. Cette deuxième vague est "logique" a affirmé Jérôme Salomon, le directeur général de santé, mercredi après-midi, auditionné par les députés. "Ce qui a frappé l'ensemble des spécialistes européens, c'est sa brutalité, peut-être sa précocité", a-t-il poursuivi. Et de prévenir : "Nous sommes face à une deuxième vague qui pourrait être supérieure à la première." 

La Fédération hospitalière de France préconise un "reconfinement total". Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF) et maire Agir de Fontainebleau (Seine-et-Marne) l'a déclaré, mardi, sur France Inter. "Nous sommes déjà au cœur de l'orage", a-t-il commenté, souhaitant "un confinement clair, encadré dans le temps, et qui donne de la lisibilité et de la clarté aux Français".

200 millions de doses du futur vaccin pour les pays pauvres. Les pays les plus pauvres ne seront pas exclus de l'accès au vaccin contre le Covid-19. C'est en tout cas le souhait de l'OMS avec son programme international Covax, destiné à distribuer des doses du futur vaccin. Les laboratoires Sanofi et GSK ont annoncé, mercredi, qu'ils mettraient 200 millions de doses de leur vaccin à disposition de ce programme. Ils prévoient d'obtenir les premiers résultats "au début du mois de décembre 2020 et d'être en mesure de lancer un essai pivot de phase III avant la fin de l'année".

François Hollande juge durement la politique sanitaire. Invité de la matinale de franceinfo, l'ancien président de la République a critiqué l'après-confinement. "C'est sûrement le déconfinement qui a été trop rapide, et la rentrée a été organisée de façon trop optimiste. Il faut procéder par degré et ne pas déconfiner trop rapidement." Il a également reconnu avoir peut-être été trop imprudent lui aussi. "J'ai sans doute cédé à cette tentation d'avoir des réunions de famille", a-t-il admis

"Pas de panique", assure Michel Edouard Leclerc. Dans un message publié sur son compte, le président du Comité stratégique des centres E. Leclerc appelle les consommateurs à être raisonnables. "Les consommateurs depuis une semaine se jettent à nouveau sur les pâtes (30%) et le papier WC (20%)", écrit-il, rappelant des scènes du début du premier confinement, en mars dernier. "Pas de panique, il y a du stock partout. Ne rejouons pas mars 2020 !"

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #COVID_19

23h53 : Quid des médiathèques évoquées nulle part dans les établissements culturels ?Merci pour votre éclairage.

23h52 : Bonsoir, les entreprises de ménage auront-elles encore la possibilité de remplir leurs contrats pendant le confinement ? (NB: Elles étaient fermées durant le premier). Merci d'avance et bonne fin de soirée !

23h50 : Les plombiers, électriciens, peintres, femmes de ménage pourront-ils intervenir à mon domicile ? Merci

23h48 : "Pour que le confinement soit accepté par la population française il faut des mesures d'aides : alimentaire pour ceux qui sont le plus directement touchés, hausse des minima sociaux, le RSA pour les jeunes et le chômage partiel à 100%. Rien de tout cela n'a été annoncé et c'est ça qui m'inquiète le plus ce soir."

Sur le plateau de franceinfo, l'eurodéputée LFI Manon Aubry a réagi aux mesures annoncées par le président de la République.

23h43 : Les Français doivent à nouveau se confiner vendredi à minuit. Le confinement du printemps 2020, qui avait duré près de deux mois, était toutefois plus strict que celui qui prendra effet le 30 octobre. Qu'est-ce qui change ? Qu'est-ce qui ne change pas ?Franceinfo fait le point ici ! Un bar fermé à Paris, le 6 octobre 2020. (THOMAS COEX / AFP)(THOMAS COEX / AFP)

23h42 : Jean Castex tiendra une conférence de presse demain à 18h30. Le Premier ministre sera accompagné de Jean-Michel Blanquer, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Elisabeth Borne et Olivier Véran. Ils s'exprimeront sur l'application des mesures annoncées par Emmanuel Macron et bien sûr, nous serons là pour vous faire vivre ses interventions en direct.

23h31 : En tout cas, les commerçants indépendants sont nombreux à s'alarmer de ce reconfinement. Sur franceinfo, Laurent Munerot, président de l’Union des Entreprises de Proximité (U2P), a interpellé le gouvernement : "Moi j'aimerais bien qu'on nous dise pourquoi - puisque c'est dans la sphère privée qu'on attrape le virus - ce sont encore les commerçants de proximité qui trinquent ?" Retrouvez son intervention dans notre article.

Un message annonçant la fermeture en raison du confinement est affiché sur la vitrine d'un commerce, à Paris, le 17 mars 2020. (AMAURY CORNU / HANS LUCAS / AFP)(AMAURY CORNU / HANS LUCAS / AFP)

23h27 : A ce stade, c'est la liste définie par l'arrêté du 15 mars 2020 qui permet de classifier quel point de vente pourra ouvrir ou non lors du reconfinement. Si les libraires ne figurent pas dans cette liste, cela pourrait encore changer et il convient d'attendre les précisions du gouvernement. Comme l'explique le site spécialisé ActuaLitté, le Syndicat de la librairie française a cette fois expressément demandé à ce que les librairies soient considérées comme des commerces essentiels.

Par ailleurs, elles peuvent également opter pour le click and collect, avec commandes internet et retraits en magasin, poursuit le site. Dans le doute, vous pouvez aussi faire le plein de bons bouquins d'ici vendredi (c'est le plan de notre collègue Pierre Godon, en tout cas). read beauty and the beast GIF by Disney

23h20 : Pourriez-vous me dire si les librairies vont fermer durant ce confinement ?

23h18 : Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a été transféré en Allemagne pour des contrôles médicaux. Agé de 75 ans, celui qui a succédé il y a moins d'un an au président Abdelaziz Bouteflika, s'était mis à l'isolement samedi après avoir été en contact avec des personnes présentant des symptômes du COVID-19, sans qu'il soit précisé toutefois si lui-même était atteint. "Je vous assure, mes frères et soeurs, que je vais bien et que je continue mon travail", a-t-il déclaré selon la presse officielle.

23h04 : "Il faut d'ores et déjà préparer le déconfinement : il faut que ce déconfinement nous permette de gagner du temps, il faut éviter ces erreurs que nous avons faites."

Interrogée par franceinfo, Anne-Claude Crémieux appelle à "se servir de l'exemple des autres pays au moment du déconfinement quand effectivement il n'y aura plus que 2 000, 1 000 cas, pour casser les chaînes de contamination : pour pouvoir être prêts dans un mois, c'est maintenant qu'il faut mettre au point notre stratégie de dépistage et de tester-tracer-isoler".

00h24 : Le médicament antiviral remdesivir est, entre autres, utilisé pour les malades hospitalisés du Covid-19. L'épidémie a ainsi permis à son fabricant, le laboratoire pharmaceutique Gilead Sciences, d'engranger 900 millions de dollars au troisième trimestre. Le groupe a vu son chiffre d'affaires trimestriel augmenter au total de 17% à 6,58 milliards de dollars, a-t-il annoncé.

22h48 : "Au détour d'une phrase, le président de la République, ce soir, a finalement envoyé tous les étudiants de France chez eux."

Pour Thomas Clay, administrateur provisoire de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne interrogé sur franceinfo, "les étudiants de première année, qui ont déjà une année difficile l'année dernière, vont de nouveau avoir une année compliquée."Il évoque une "génération sacrifiée".

22h48 : Contrairement à la mi-mars, les services publics seront maintenus au maximum lors du reconfinement. Pour y voir plus clair, voici le point avec le journaliste Julien Bigard diffusé plus tôt dans le "20 Heures" de France 2.

10h40 : Il décrit "une fatigue énorme du personnel médical et paramédical". Interrogé par franceinfo, Dominique Rossi, président de la commission médicale de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM), explique que "cette deuxième vague, c'est un problème de personnel, de médecins, d'infirmières, d'aides-soignantes". "Le matériel, on l'a acquis lors de la première vague", poursuit-il. Mais "ce matériel sans médecins et sans personnel, en fait, il ne sert pas à grand-chose'".

Un patient dans le service réanimation Covid-19 de l'Hôpital Nord de Marseille, le 14 octobre 2020. (GEORGES ROBERT / PHOTOPQR /LA PROVENCE/ MAXPPP)


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09h43 : Selon ce projet d'accord entre la chancellerie allemande et les dirigeants régionaux, ce tour de vis pour lutter contre la reprise de l'épidémie pourrait durer un mois. Les écoles et les crèches resteraient ouvertes, mais les réunions privées seraient limitées à la participation d'un seul groupe d'invités, issu du même foyer. Les hôtels ne pourraient plus accueillir de clients pour des séjours touristiques, d'après ce document consulté par l'AFP.

09h37 : Nous en savons un peu plus sur le scénario envisagé outre-Rhin, pour mieux lutter contre la seconde vague de l'épidémie de Covid-19. Un projet d'accord entre la chancellerie allemande et les dirigeants régionaux, consulté par l'AFP, prévoit une fermeture pour un mois des restaurants et bars, mais aussi des installations sportives, culturelles et de loisir, comme les cinémas, les salles de concert et les théâtres. Ces nouvelles mesures entreraient en vigueur dans une semaine, selon ce projet.

09h15 : "Ne rejouons pas mars 2020 !" Michel-Edouard Leclerc, président du Comité stratégique des centres E. Leclerc, a appelé les consommateurs à être raisonnables en cas de nouveau confinement. “Les consommateurs depuis une semaine se jettent à nouveau sur les pâtes (30%) et le papier WC (20%)”, écrit-il sur Facebook. “Pas de panique, il y a du stock partout", insiste-t-il.

Capture écran du compte Facebook de Michel-Edouard Leclerc.  (CAPTURE ECRAN FACEBOOK)

09h09 : 9 heures, faisons un nouveau point sur l'actualité :

Emmanuel Macron doit prendre la parole à 20 heures pour annoncer de nouvelles mesures visant à lutter contre la seconde vague de l'épidémie de Covid-19. Un deuxième Conseil de défense se tient ce matin. La piste d'un reconfinement national de quatre semaines, plus souple que celui du printemps, est à l'étude.

"C'est sûrement le déconfinement qui a été trop rapide, et la rentrée a été organisée de façon trop optimiste. Il faut procéder par degré et ne pas déconfiner trop rapidement", a réagi ce matin sur franceinfo l'ancien président de la République, François Hollande. Suivez notre direct.

#CARICATURES Après des manifestations dans le monde musulman contre les propos d'Emmanuel Macron, comme le rassemblement de plusieurs milliers de personnes hier au Bangladesh, la Turquie a vivement dénoncé une caricature de son président, Recep Tayyip Erdogan, en une de Charlie Hebdo aujourd'hui.


La ville de Philadelphie a connu une nouvelle nuit de tensions, après la mort d'un homme noir, Walter Wallace Junior, abattu par des policiers. Selon la police, environ 1 000 personnes s'en sont pris à des commerces dans le nord-est de la ville. Des manifestations ont eu lieu dans le quartier de West Philadelphia, où vivait cet homme âgé de 27 ans.

08h52 : Un nouveau confinement total coûterait 2 à 2,5 points de PIB par mois à l'économie française, a indiqué ce matin le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt. "Lorsque l'activité s'arrête pendant un mois entier, c'est entre 2 et 2,5 points de PIB que nous perdons. C'est plus de 10 milliards d'euros de dépenses d'intervention et c'est au moins 10 milliards d'euros de perte de recettes fiscales", a expliqué le ministre sur Sud Radio.

08h46 : Sur France Inter ce matin, le Haut-commissaire au Plan, François Bayrou, se dit opposé à un reconfinement total et généralisé, "l'idée que l'on refermerait tout", notamment les lieux de travail et les écoles. "Si on peut l'éviter, notre devoir est d'essayer de l'éviter tout en gardant les précautions sanitaires qui s'imposent", a-t-il déclaré.

08h38 : "C'est sûrement le déconfinement qui a été trop rapide, et la rentrée a été organisée de façon trop optimiste. Il faut procéder par degré et ne pas déconfiner trop rapidement."

François Hollande, ancien président de la République, est l'invité de franceinfo ce matin. Il s'exprime sur la gestion de la crise sanitaire, à quelques heures de nouvelles annonces pour lutter contre la seconde vague de l'épidémie de Covid-19 en France.

08h32 : Sur France Inter, Frédéric Valletoux, le président de la Fédération hospitalière de France, alerte sur la situation dans les établissements hospitaliers. "Aujourd'hui, on a un hôpital sorti affaibli" de la première vague, avec "moins de soignants" et des "soignants éprouvés", prévient-il.

08h30 : Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), était l'invité de France Inter ce matin. "Il faut aller vers un reconfinement qui soit total", d'une durée d'"au moins un mois", a-t-il préconisé. "On peut traiter différemment les écoles primaires (...)" et "permettre aux salariés de continuer à travailler, que ce soit en télétravail ou en présentiel pour ceux qui n'ont pas le choix", a-t-il avancé.

08h13 : @Roxane : Santé publique France vous donne aussi quelques précisions sur l'âge des personnes actuellement hospitalisées pour une infection au Covid-19. Sur les quelque 12 000 personnes hospitalisées à la date du 20 octobre, plus de la moitié étaient âgées de 75 ans et plus. Une soixantaine de patients étaient des enfants et adolescents âgés de moins de 14 ans, 645 étaient âgés de 15 à 44 ans, environ 2 300 avaient entre 45 et 64 ans et 2 600 étaient des patients âgés de 65 à 74 ans.

08h09 : Bonjour @Roxane, selon le dernier point épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France, l'âge médian des quelque 142 000 patients hospitalisés depuis le 1er mars est de 71 ans. Et sur les 22 873 patients morts à l'hôpital du Covid-19 entre le 1er mars et le 22 octobre, 71% "étaient âgés de 75 ans et plus".

08h07 : Pouvez vous nous dire un peu près les âges des gens décédés ou à l’hôpital ? Pour avoir une meilleure idée de qui est touché svp

07h46 : Avec les nouvelles mesures annoncées ce soir, faut-il s'attendre à la fermeture de certains établissements scolaires ? Pour le professeur Alain Fischer, pédiatre à l'hôpital Necker à Paris,"on doit garder les écoles ouvertes". "Les collèges et les lycées sont dans une situation intermédiaire", tempère-t-il sur franceinfo. "À titre personnel, je pense qu'il serait raisonnable de maintenir les collèges et les lycées ouverts, sous réserve d'une surveillance épidémiologique étroite et sans doute d'un renforcement des précautions."

07h40 : Cette prime exceptionnelle de 1 500 euros s'adressse à des entrepreneurs sans salariés, dont la société a été créée avant le 15 mars. Elle vise à "éviter les cessations d'activités massives dans les quartiers prioritaires de la ville dans les prochains mois", selon le ministère de la Ville.

07h35 : Une prime exceptionnelle de 1 500 euros va être attribuée à 5 000 entrepreneurs installés dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV), afin de les aider dans ce contexte de crise liée à l'épidémie de Covid-19, annonce le ministère de la Ville ce matin. La situation pour certains entrepreneurs dans ces quartiers est "extrêmement fragile, alors qu'ils ont un accès plus difficile aux financements et aux crédits bancaires", écrit la ministre de la Ville Nadia Hai dans un communiqué.