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Covid-19 : "Si on ne prend pas de mesures fortes, on imagine mal que la situation s'améliore d'elle-même", estime le chef du service de réanimation de l'hôpital Bichat

Le professeur Jean-François Timsit propose que les doses de vaccin qu'on bloque pour faire la deuxième injection des primovaccinés soient utilisées comme premières doses pour protéger plus de personnes.

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Radio France
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Entrée d'une ambulance dans l'enceinte de l'hôpital Bichat, à Paris, le 21 mars 2020. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

"Si on ne fait pas d'actions fortes, on imagine mal que la situation s'améliore d'elle-même", estime samedi 27 mars sur franceinfo le professeur Jean-François Timsit, chef du service de réanimation médicale et infectieuse à l'Hôpital Bichat, alors que l'épidémie gagne encore du terrain en Ile-de-France et dans le pays.

"La situation est inquiétante puisqu'on est vraiment à la limite du système", a déploré le professeur, "Tous les jours, ça empire. Quand on voit l'augmentation des cas et l'augmentation de l'incidence actuelle, on sait que dans quinze jours, ce sera encore pire. Nous aurons 500 morts par jour et nous serons dans une situation dramatique."

Prendre des mesures plus strictes pour les écoles

Jean-François Timsit a demandé que des mesures supplémentaires soient prises : "J'aimerais que ça ne traîne pas trop. Il faudrait effectivement quelque chose de plus strict, notamment sur les écoles."

Enfin, sur la campagne vaccinale et "pour gagner un peu de temps", le professeur a appelé à "utiliser cette deuxième dose qu'on bloque pour la faire au bout de trois semaines et l'utiliser dès maintenant pour injecter la première dose à un maximum de personnes, pour essayer d'épargner un maximum de vies."

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