Covid-19 : "On a besoin d'entendre le mot discothèque" dans les vœux d'Emmanuel Macron, assure le président d'UMIH-Nuit France

Thierry Fontaine, patron d'une discothèque à Lyon, affirme que les fêtes privées et clandestines sont, "c'est une évidence", les grandes gagnantes de cette pandémie.

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Radio France
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Restaurateurs, hôteliers et gérants de discothèques réclament la réouverture de leurs établissement le 14 décembre à Paris. (VICTOR VASSEUR / RADIOFRANCE)

Thierry Fontaine, président UMIH-Nuit France et patron de la discothèque "Le Loft" à Lyon souhaite ce jeudi sur franceinfo "entendre le mot discothèque" dans les voeux d'Emmanuel Macron de ce jeudi soir.

"Je pense que c'est l'endroit et le moment. Je pense que les professionnels veulent être considérés, veulent qu'on ne les oublie pas. Et ils veulent que le gouvernement assume cette fermeture", a-t-il déclaré. "Oui, on a besoin d'entendre le mot discothèque dans ses allocutions", a-t-il ajouté.

Les discothèques pour lutter contre les soirées privées 

Les discothèques sont portes closes depuis maintenant dix mois. La situation sanitaire actuelle laisse peu d'espoir pour une réouverture prochaine. Thierry Fontaine regrette l'absence de "date butoir". Et pourtant, "le président s'était engagé, dans une allocution, à donner de la visibilité à tous les Français. Donc, ça veut dire que les 1 600 patrons d'établissements ne sont pas français ? On n'arrive pas à le comprendre", explique-t-il. "Nous laisser fermer cela prouve que le gouvernement n'a absolument pas confiance aux professionnels que nous sommes", dit-il.

Selon lui, les fêtes privées et clandestines sont, "c'est une évidence", les grandes gagnantes de cette pandémie. Thierry Fontaine affirme "qu'énormement" de fêtes ont été organisées. "Quand on contacte les loueurs de matériel partout en France, ils ont été dévalisés". Des packs pour l'organisation de soirées privées pour 30, 60 ou 100 personnes sont proposés à la location selon lui. "C'est énorme le nombre de soirées", assure-t-il. Il prévoit un réveillon de la Saint-Sylvestre festif, car "les gens veulent vraiment faire la fête. Ils veulent tirer un trait sur ce qui s'est passé en 2020", dit-il. "Bien sûr que le ministère de l'Intérieur en attrapera quelques-unes", mais bien peu par rapport à la quantité, selon lui.

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