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Covid-19 : le PIB national devrait chuter de 12% en novembre, selon la Banque de France

Pour les secteurs du commerce non alimentaire, de la restauration traditionnelle et des activités récréatives, "les perspectives se dégradent fortement".

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France Télévisions
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Un supermarché dans l'Eure, le 8 mai 2020.  (GODONG / BSIP / AFP)

Le trou d'air est sévère. Le reconfinement devrait coûter à l'économie française 12% de son PIB en novembre par rapport à une activité dite "normale", anticipe lundi 9 novembre la Banque de France, avec un plongeon dans la restauration, le commerce non alimentaire et les activités récréatives.

"La perte de PIB pour une semaine-type d'activité (par rapport au niveau normal d'avant la pandémie) serait de -12% en novembre, contre -4% en octobre mais -31% en avril", soit au moment du premier confinement dans l'Hexagone, précise la Banque de France (BdF) dans son enquête mensuelle de conjoncture menée auprès de 8 500 entreprises. 

Les loisirs et les services à la personne particulièrement touchés 

Face à ce nouveau plongeon attendu de l'économie française, tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne, prévient toutefois l'institution, certains risquant même de connaître un sort proche du confinement printanier.

C'est le cas du commerce non alimentaire, de la restauration traditionnelle et des activités récréatives, où "les perspectives se dégradent fortement". Sous l'effet des fermetures de commerces sur le territoire et des restrictions de déplacements, les activités de restauration devraient fonctionner à moins de 10% de leur activité normale, et à moins de 20% concernant l'hébergement, prévoit la Banque de France.

Ces activités sont les plus touchées, devant celles de location (matériel, automobile...) et les loisirs et services à la personne (dont les activités récréatives) qui tourneront à moins de 60% de leur activité habituelle. La situation est toutefois moins difficile pour ces diverses activités qu'en avril, lorsqu'elles avaient fonctionné à moins du tiers de leur vitesse de croisière.

L'industrie, l'agroalimentaire et la pharmacie se maintiennent 

D'autres secteurs connaîtront un repli plus modéré, grâce notamment aux nouveautés du confinement automnal qui permet des déplacements plus souples qu'au printemps. C'est le cas de l'industrie, dont l'activité a été "globalement stable" en octobre. Plombée au lors du premier confinement, et encore mal en point en octobre, l'aéronautique devrait connaître une activité proche de 75% de son rythme habituel et l'automobile autour de 90%, après avoir connu une amélioration en octobre. 

L'agroalimentaire et la pharmacie ont pour leur part connu en octobre un rythme proche des niveaux d'avant crise, et pourraient évoluer à plus de 90% de leur activité "normale" en novembre, après avoir déjà été relativement épargnés par la première vague.

Le bâtiment lui-aussi est revenu, en octobre, "proche de la normale". Les chefs d'entreprises voient en effet d'un bon oeil la flexibilité offerte sur les dérogations de sortie et l'adaptation du cadre de travail aux mesures sanitaires.

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