Coronavirus : le CHU de Bordeaux anticipe une deuxième vague

Le taux d'incidence a grimpé ces dernières semaines et fait craindre un nouvel afflux de patients à Bordeaux (Gironde). Les médecins recommandent de limiter les contacts pour freiner la propagation de l'épidémie de Covid-19.

Dans un hôpital bordelais, 14 patients sont hospitalisés et réanimation, soit la moitié de l’unité. Ils sont l’objet de maladies qui les fragilisent face au coronavirus, comme l’obésité, le diabète ou l’hypertension. Maxime Poteau, chef de clinique réanimation au CHU de Bordeaux (Gironde), s’inquiète du taux d’incidence très élevé chez les jeunes, mais également chez les plus âgés ces dernières semaines. "Il a été multiplié par dix chez les plus de 75 ans", note-t-il.

Des soignants mieux préparés

Les anti-inflammatoires et les corticoïdes administrés aux patients permettent en revanche de diminuer la durée d’hospitalisation en réanimation. Un patient est actuellement soigné dans ce service durant deux semaines en moyenne, contre plusieurs semaines au mois de mars, durant la première vague. Mais pour les médecins, le plus important est la prévention et le respect des gestes barrières : à titre individuel, il faut donc fréquenter le moins de personnes possible.

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Des lits dans un hôpital de Metz-Tessy en Haute-Savoie, le 4 janvier 2017.
Des lits dans un hôpital de Metz-Tessy en Haute-Savoie, le 4 janvier 2017. (MAXPPP)