Coronavirus : la gratuité des masques, une "question de santé publique" pour Guillaume Garot, député PS de Mayenne

Obligatoire en France depuis lundi dans les lieux publics fermés, le port du masque représente un coût considérable pour les ménages. 

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Radio France
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Guillaume Garot, député PS de la Mayenne, invité de franceinfo le 22 février 2019. (FRANCEINFO)

Le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos, mais son achat représente une somme non négligeable. Guillaume Garot, député PS de la Mayenne, a plaidé pour la gratuité des masques à l’Assemblée nationale et a défendu son point de vue sur franceinfo mercredi 22 juillet. D'après lui, la gratuité des masques est une nécessité "parce que c'est une question de santé publique, il faut se protéger soi pour protéger les autres" et "pas simplement pour une question de pouvoir d'achat".

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"J'entends bien les arguments qui sont avancés comme quoi ça coûterait extrêmement cher, etc. Mais c'est pour une période donnée. Quel est l'enjeu aujourd'hui ? C'est de casser la reprise de l'épidémie. Je crois que c'est une mesure nécessaire si on veut protéger l'ensemble de la population française", estime le député qui est revenu sur le prix de cet accessoire obligatoire. "Des calculs ont été faits, pour une famille de quatre personnes, c'est 200 euros par mois de charges dans l'acquisition du masque pour le masque chirurgical. Je suis dans un département où chaque Mayennais a reçu un masque distribué par le conseil départemental et je crois qu'il faudrait pouvoir généraliser ce type de mesure.

La gratuité, un "investissement de 300 millions d'euros"

"C'est une dépense qui est faite au titre de la santé publique et il n'est pas anormal que la collectivité publique, ça veut dire l'Etat mais aussi les collectivités locales, financent ensemble cette dépense. Cela représenterait une somme globale "d'à peu près 300 millions d'euros". "Si c'est le prix aujourd'hui pour casser la reprise de l'épidémie, je considère que ce n'est pas un coût. C'est un investissement pour notre pays. C'est maintenant qu'il faut agir sur un temps donné et c'est une dépense qui est supportable par le pays."

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