Confinement : les Français se déplacent deux à trois fois plus qu'au printemps, selon plusieurs opérateurs

La Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef) relève un recul du trafic de 30% en une semaine. Il s'était effondré de 80% pendant le premier confinement au printemps.  

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France Télévisions
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La circulation sur le périphérique parisien, le 5 novembre 2020.  (MAXPPP)

Un nouveau confinement mais davantage de déplacements. Les Français se déplacent deux à trois fois plus depuis le 30 octobre que lors du premier confinement visant à lutter contre l'épidémie de Covid-19, selon les données de plusieurs opérateurs.

La Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef), seule grande société autoroutière à communiquer ses chiffres, note une baisse du trafic de 30% en une semaine. La circulation s'était effondrée de 80% pendant le premier confinement. Dans Paris intra-muros, l'adjoint chargé des transports, David Belliard, notait une baisse de 29% de la circulation lundi. "On est loin de la baisse de circulation du premier confinement (-70% sur la période)", relevait-il.

Les distances parcourues par les utilisateurs de l'application routière Waze avaient également diminué de 30% le 3 novembre, dernier jour pour lequel des données existent. Début avril, les baisses de distances parcourues étaient bien supérieures, plutôt de l'ordre de 80 à 90%, d'après l'application. Sur Apple Plan, les demandes d'itinéraires pour les trajets en voiture étaient mercredi en baisse de 38% par rapport à la normale. Elles étaient en recul de 45% pour les trajets en transports en commun, et de 55% pour les trajets à pied. Lors du premier confinement au printemps, les demandes avaient baissé d'environ 80% pour les itinéraires en voiture, et de plus de 80% pour les trajets à pied.

Une fréquentation des trains moins réduite qu'au printemps

La fréquentation des transports publics d'Ile-de-France a baissé d'un peu plus de moitié par rapport au niveau atteint fin octobre, et atteint en moyenne 30% de la normale pré-Covid. Des pics sont assez marqués aux heures de pointe, mais des creux sont observés dans la journée et il n'y a quasiment plus personne le soir. Les tendances sont les mêmes en province, avec légèrement plus de monde, jusqu'à 40% en moyenne. Pour mémoire, la fréquentation ne dépassait pas 5 à 10% de la normale pré-Covid lors du premier confinement.

Dans les trains régionaux (TER), la fréquentation est tombée en moyenne à un tiers de la normale, avec des pointes assez marquées le matin et le soir et des trains vides en journée et le soir. Elle s'était effondrée à 2,5% au printemps. La fréquentation s'est davantage effondrée mardi dans les TGV, à 15% contre 50% en octobre en semaine. Elle continue de baisser vers les 10%, d'après la SNCF. Au plus fort du premier confinement, la fréquentation était tombée à 1% dans les TGV.

Plus de citadins sont restés en ville 

Avec les écoles et services ouverts, mais aussi l'activité économique qui se poursuit, les citadins ont été moins nombreux à partir se confiner au vert. "On est à peu près dans un écart de un à trois. (...) Dans le cas de Paris, 400 000 Parisiens avait quitté la ville: ils sont 150 000 cette fois-ci", selon Stéphane Richard, le PDG d'Orange. Toutefois, seule la moitié de ces départs sont des résidents habituels de la capitale, tandis que les autres étaient juste "de passage", a précisé Michaël Trabbia, directeur de l'innovation chez l'opérateur, lors d'un point presse.

Quant aux services de micromobilité, leur usage a "baissé significativement", entre -25 et -50%, "mais on reste sur un niveau 4 à 5 fois supérieur à celui de mars", souligne Julien Chamussy, directeur général du cabinet de conseil Fluctuo. A Paris, Vélib' a enregistré 25% de trajets en moins, avec 90 000 trajets par jour depuis le début de la semaine, contre 120 000 fin octobre, et 20 000 pendant le premier confinement. Du côté des trottinettes en libre-service, les opérateurs Lime, Dott et Tier ont enregistré une baisse de 40%, avec 10 à 12 000 trajets cette semaine, contre 18 à 20 000 d'habitude. Tous, sauf Dott, avaient rangé leurs engins au printemps.

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