Confinement : le cirque Arlette Gruss ne tient qu’à un fil

Le cirque est l’un des secteurs oubliés, mais pourtant au cœur de la crise sanitaire. Le cirque Arlette Gruss, toujours à l’arrêt vendredi 11 décembre, attendait les fêtes de Noël avec impatience.

France 2

Le cirque Arlette Gruss, à l’arrêt depuis la fin du mois d'octobre, est le plus grand cirque itinérant de France, avec sa cinquantaine de semi-remorques. En tout, 140 personnes et 40 animaux vivent dans l'attente du feu vert du gouvernement. Les 300 costumes sont prêts, mais aucun spectacle n’aura lieu dans la semaine du 14 décembre. Une grande déception. "C’est très difficile parce qu’on était déjà en tournée : on l’a arrêtée pour la deuxième fois. Tous les jours, on est habitué à entendre le public sous le chapiteau. Là, ça nous manque beaucoup", souffle la costumière. 

2,5 millions d’euros perdus

"J’ai une petite appréhension de reprendre, parce qu’il y a eu beaucoup de jours sans travailler, explique un voltigeur colombien. C’est difficile sans pratiquer, on doit vraiment se coordonner." Il s’entraine tous les jours, mais impossible de répéter certains numéros. Il n’est pas payé, mais il est nourri et logé, de quoi le convaincre de rester. Alors, il se tient prêt au moindre signal, même si c’est difficile. Tous les artistes du cirque espèrent reprendre leur activité en janvier, à Bordeaux (Gironde). "On a perdu 2,5 millions d’euros depuis le début du coronavirus, déplore Gilbert Gruss, le directeur général. Après, si on ne peut plus travailler, ça sera la fin du cirque Arlette Gruss."

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Alexis Gruss, le fondateur de la compagnie de cirque qui porte son nom, ci-contre à Monaco, le 19 janvier 2016. 
Alexis Gruss, le fondateur de la compagnie de cirque qui porte son nom, ci-contre à Monaco, le 19 janvier 2016.  (VALERY HACHE / POOL / AFP POOL)