Confinement : l'Etat annonce un "soutien renforcé" pour répondre à la colère des stations de ski

Mais les annonces de lundi ne résolvent pas tous les problèmes, selon les professionnels du secteur, qui citent la question des congés payés qui s'accumulent et continuent de se mobiliser.

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Des transats installés devant un restaurant à Val Thorens (Savoie), le 24 novembre 2019. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Un geste pour calmer la grogne des professionnels de la montagne. Le gouvernement a annoncé, lundi 30 novembre, une série de mesures d'aides, notamment une indemnisation des remontées mécaniques fermées en décembre, et un dispositif de chômage partiel avec "un reste à charge zéro" pour les saisonniers. "Certains pas positifs ont été faits ce jour" lors d'une réunion à Matignon avec les professionnels du secteur de la montagne, s'est réjoui lundi auprès de l'AFP la directrice générale du groupe Intersport, Corinne Gensollen.

Le gouvernement a fermé la porte à une réouverture des stations de ski pour les fêtes de fin d'année, pour "éviter de grands brassages de populations, et donc à terme, une troisième vague (de la pandémie) qui serait très dure à supporter", comme l'a expliqué lundi le secrétaire d'Etat au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne. Le dispositif "s'adressera tant aux structures privées qu'aux structures publiques", a précisé Jean-Baptiste Lemoyne.

Un dispositif de chômage partiel élargi

Le gouvernement prévoit "un dispositif de chômage partiel avec un reste à charge zéro" pour l'emploi des saisonniers, tant que les domaines skiables seront fermés, selon Jean-Baptiste Lemoyne. Le ministère du Travail a précisé dans la foulée que le bénéfice de l'activité partielle sera octroyé "aux entreprises concernées jusqu'à la reprise d'activité dans les stations".

Le recours à l'activité partielle sera autorisé pour les travailleurs saisonniers qui "ont déjà été recrutés l'an dernier et font ainsi l'objet d'une mesure de reconduction du contrat de travail", ou "font l'objet d'un premier recrutement matérialisé par une promesse d'embauche écrite, signée avant le 1er décembre 2020, ou d'un contrat de travail faisant état de cette embauche pour la saison 2020-2021", a expliqué Matignon lundi.

De nouvelles mobilisations prévues

En outre, "les activités fermées, ou non fermées" touchées par la "chute de fréquentation consécutive à la fermeture des remontées mécaniques", seront "couvertes par le fonds de solidarité et les dispositions du plan tourisme", a expliqué lundi soir Matignon à l'AFP. "Le gouvernement a décidé d'élargir, sur une base territorialisée comprenant les stations et territoires dans les vallées, la liste des commerces qui y sont éligibles."

Malgré tout, les acteurs de la montagne ont relevé lors de la réunion "les incohérences" avec des pays frontaliers (Suisse, Espagne) qui auront leurs stations ouvertes. "Nous ne lâcherons rien, la mobilisation des territoires de montagne se poursuit", ont écrit conjointement Jean-Luc Boch, président de l'association des maires de stations de montagne (ANMSM) et Alexandre Maulin, président de Domaines skiables de France (DSF). Des mobilisations pour l'emploi étaient organisées dans les stations, comme aux 2 Alpes (Isère), ainsi qu'à Megève (Haute-Savoie) et à La Plagne (Savoie) lundi. D'autres sont prévues mercredi à Bourg-d'Oisans (Isère) et Bourg-Saint-Maurice (Savoie).

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