Confinement : Anne Hidalgo défend l'interdiction des sorties pour activité physique à Paris entre 10 heures et 19 heures

L'idée est d'éviter que les gens qui font des courses ou que ceux qui travaillent se retrouvent dehors en même temps que les joggeurs en sortie dérogatoire pour la pratique d'une activité physique.

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Radio France
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Anne Hidalgo, maire de Paris et candidate aux élections municipales, était l'invitée de franceinfo. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

La maire de Paris Anne Hidalgo déclare mardi 7 avril sur franceinfo qu'elle souhaite que la pratique sportive soit "concentrée" sur certains horaires, tôt le matin et tard le soir, pour durcir les mesures de confinement et ainsi enrayer la propagation de l'épidémie de coronavirus.

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La mairie de Paris va imposer "des horaires qui permettent aux joggeurs de courir plus tôt le matin et plus tard le soir pour éviter qu'on ne croise les autres". Dans un communiqué publié mardi en fin de matinée, Anne Hidalgo confirme que "le préfet de police a décidé, en accord avec la maire de Paris, de réguler l’accès à l’espace public en réduisant certaines possibilités de sortie en cours de journée" : "A compter du 8 avril 2020, les sorties pour des activités sportives individuelles ne seront plus autorisées entre 10h et 19h sur l’ensemble du territoire de Paris."

Anne Hidalgo précise bien sur franceinfo qu'il n'est pas question "d'interdire" la pratique sportive, mais de "la concentrer sur des horaires où on trouvera moins de monde dans la rue. En journée, vous avez les gens qui vont faire leurs courses – et c'est normal, parce qu'il faut aussi s'alimenter – et vous avez des personnes qui vont travailler."

Il y a des endroits où il y a des files continues de gens qui courent, ce qui est très bien pour la santé mais un peu moins pour le confinement. Et ce qui présente quand même un certain nombre de risques.

Anne Hidalgo, maire de Paris

à franceinfo

Le fait "d'accepter ce confinement, parce qu'il en va de notre santé" et parce qu'on "est quand même loin de sortir de cette crise", est aussi une façon d'être "actif" aux côtés des soignants, a rappelé Anne Hidalgo. Certains soignants se sont en effet émus de l'afflux de flâneurs le week-end dernier. Certains disent même s'attendre à un "jeudi noir".

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