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Vidéo Covid-19 : "Je ne le redirais pas aujourd'hui" : Bruno Retailleau revient sur ses propos sur la chloroquine

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"Je pense qu'on avait raison d'essayer", affirme sur franceinfo le sénateur de la Vendée. En mars, Bruno Retailleau réclamait la généralisation de l'utilisation de la chloroquine contre le coronavirus.

"La chloroquine, c'est une bouée qu'on jette à la mer. En mars, nous n'avions ni vaccin, ni traitement. Quand on a une molécule que l'on connait, on doit tenter", s'est justifié Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, jeudi 14 janvier sur franceinfo. Il avait appelé à "élargir tout de suite la prescription" de ce médicament alors que depuis, une étude publiée dans la revue Clinical Microbiology and Infection, journal officiel de la Société européenne de microbiologie et de maladies infectieuses, a démontré que la chloroquine n'était pas efficace contre les formes graves du Covid-19.

Je ne regrette rien. Je ne le redirais pas aujourd'hui mais je pense qu'on avait raison d'essayer.

Bruno Retailleau

à franceinfo

"Quand vous êtes médecin et que vous voulez sauver des vies humaines, vous tentez, notamment quand vous connaissez des molécules. Au pire, ça ne marche pas mais au moins, vous avez tenté", a-t-il argumenté.

Le président du groupe Les Républicains au Sénat a aussi dénoncé les études réalisées par l'Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, sur la chloroquine : "C'est un vrai scandale car on a fait des études sur des prescriptions en deuxième phase alors que les prescriptions du professeur Raoult précisaient qu'il fallait le faire en première phase". Il explique aussi ne pas comprendre les critiques formulées à l'encontre du scientifique : "Il s'est abattu sur le pauvre professeur Raoult un certain nombre de comportements que j'ai trouvé absolument excessifs."

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