Chloroquine : la revue The Lancet met en doute le sérieux de l'étude qu'elle a publiée

Le débat autour de l'hydroxychloroquine est une nouvelle fois relancé. La revue scientifique The Lancet prend ses distances et émet des doutes sur l'étude de fin mai qui a mené à l'arrêt des essais en France et dans plusieurs pays. 

FRANCE 3

Le 22 mai dernier, l'auteur de la plus large étude sur les patients Covid était affirmatif. "Il y a en effet un signal de potentiel danger avec l'utilisation de ces traitements", assurait le Pr Mandeep Mehra, de la Harvard Medical School. Mais l'étude publiée par la revue scientifique The Lancet a depuis été très critiquée, et pas seulement par Didier Raoult, avocat de l'hydroxychloroquine. À tel point que la revue a publié, fait rare, un avertissement sur le sérieux de l'étude.

La qualité des données et leur analyse en question

Alors quelle est sa méthode ? 96 000 dossiers médicaux électroniques ont été collectés dans des hôpitaux du monde entier par la société américaine Surgisphère. Ils ont été séparés entre ceux des patients Covid ayant reçu de la chloroquine ou son dérivé, et un groupe témoin. Les chercheurs ont alors comparé la mortalité et les effets secondaires dans chaque groupe. C'est leur méthode qui pose question. "Il y a un niveau de faiblesse sur la qualité des données et un point d'interrogation sur la manière dont elles ont été analysées", assure le Professeur Olivier Saint-Lary, du Collège National des Généralistes Enseignants.

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Un membre de l\'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection tient une plaquette de Nivaquine, médicament contenant notamment de la chloroquine, le 26 février 2020, à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Un membre de l'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection tient une plaquette de Nivaquine, médicament contenant notamment de la chloroquine, le 26 février 2020, à Marseille (Bouches-du-Rhône). (GERARD JULIEN / AFP)