VRAI OU FAKE Chien, chat... Les animaux domestiques peuvent-ils propager le coronavirus ?

En France, la Société protectrice des animaux (SPA) redoute une vague d’abandons.

Un homme porte un masque contre le coronavirus Covid-19 et enlasse son chien, à Tokyo le 12 mars 2020.
Un homme porte un masque contre le coronavirus Covid-19 et enlasse son chien, à Tokyo le 12 mars 2020. (PHILIP FONG / AFP)

La SPA s'est inquiétée, dimanche 15 mars, d’une vague d’abandons en raison de fausses rumeurs sur un risque de propagation du coronavirus Covid-19 par les animaux de compagnie. L’association de protection des animaux a donc appelé, lundi, les propriétaires de chats et autres animaux à faire preuve de "bon sens et d’humanité". Il n'existe aucune preuve que les animaux de compagnie et d’élevage jouent un rôle dans la propagation du virus SARS-CoV-2. La Cellule Vrai du faux de franceinfo vous explique.

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Une série de tweet partagée par le Société protectrice des animaux, dimanche 15 mars 2020 sur TwitteR.
Une série de tweet partagée par le Société protectrice des animaux, dimanche 15 mars 2020 sur TwitteR. (CAPTURE ECRAN TWITTER)

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a mis à jour le 11 mars un avis relatif aux animaux de compagnies et d'élevages. Selon l'institution, qui a réuni un groupe d'expert sur le sujet, "il n'existe aucune preuve que les animaux de compagnie et d’élevage jouent un rôle dans la propagation du virus SARS-CoV-2 à l’origine de cette maladie".

Ce comité d’expert a été mis en place en urgence au début du mois de mars. Une réaction à la décision de Hong Kong le 28 février de placer en quatorzaine les animaux domestiques des personnes testées positives.

Un chien observé de près à Hong Kong

Cette mesure a été prise après la découverte de traces du virus sur le Loulou de Poméranie (ou Sptiz nain) d’une femme malade. A noter que ce petit chien ne présentait aucun symptôme de maladie. Depuis, il est observé de près. Il a subi des examens supplémentaires pour déterminer s'il est infecté par le virus ou si les premiers tests positifs "découlent d'une contamination environnementale de la bouche et du museau du chien", ont indiqué les autorités hongkongaises.

Les experts de l’Anses précisent que "la détection du génome n’est pas une preuve suffisante pour conclure à une infection de l’animal". En résumé, rien n’indique que le virus peut se répliquer chez ce chien.