"C’est à ce stade qu’il faut agir" : des médecins réclament "le masque obligatoire" dans les lieux publics clos

Dans une tribune publiée samedi soir sur le site du "Parisien", ces professionnels de la santé estiment que cette mesure permettra d'éviter que l’épidémie ne reparte.

Des voyageurs portent un masque dans la gare RER de Châtelet-Les Halles (Paris), le 29 avril 2020.
Des voyageurs portent un masque dans la gare RER de Châtelet-Les Halles (Paris), le 29 avril 2020. (DENIS MEYER / HANS LUCAS / AFP)

"Malheureusement, le virus ne nous oublie pas, et cherche encore à se répandre partout où il le peut." Dans une tribune publiée sur le site du Parisien, samedi 11 juillet, des médecins réclament "le masque obligatoire" dans les lieux publics clos pour éviter que l'épidémie de coronavirus ne reparte.

"La première vague du Covid-19 est passée, avec toutes les conséquences humaines, économiques et sociales que nous connaissons. Pour nous tous, la tentation est grande et compréhensible de reprendre une vie normale, d'oublier le virus, de profiter de l'été, des plages, des soirées entre amis et de la proximité retrouvée", commencent par dire les signataires avant de rappeler que "la moitié des habitants de la planète ont été confinés il y a peu, plus de 500 000 personnes sont décédées dans le monde dont 30 000 en France."

En France, les indicateurs sont encore au vert pour la plupart, mais des signaux faibles commencent à apparaître et doivent nous alerter sur un possible redémarrage massif des transmissions.des médecinsdans une tribune

C'est "à ce stade" qu'il faut "agir pour éviter une nouvelle vague massive et meurtrière". "Quand les clusters seront plus nombreux et non contrôlables, il sera trop tard pour éviter un nouveau confinement, plus ou moins complet. La deuxième vague de demain se prépare donc aujourd'hui, écrivent-ils aussi. Nous, soignants, serons à vos côtés pour vous prendre en charge comme nous l'avons fait pendant la première vague, mais nous ne voulons plus compter les morts comme nous avons dû le faire."