Coronavirus : 344 patients en réanimation transférés entre le 18 mars et le 1er avril

Le chiffre a été fourni jeudi par la Direction générale de la Santé. Les transferts ont été effectués de l'Île-de-France et du Grand Est, essentiellement vers l'ouest du pays et en Europe. D'autres sont programmés.

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Radio France
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Dix patients de l'hôpital de Vesoul (Franche-Comté) ont été transférés par hélicoptère depuis l'aérodrome de Frotey-lès-Vesoul, le 29 mars 2020. (BRUNO GRANDJEAN / MAXPPP)

Pour soulager des services hospitaliers saturés, les hôpitaux ont joué la carte de la solidarité nationale et européenne. Une opération inédite, selon le ministère des solidarités et de la Santé. En tout ces deux dernières semaines, 344 malades du coronavirus, tous dans un état grave, en réanimation, ont changé de séjour.

Les déplacements de patients entre le 18 mars et le 1er avril :

Cartographie des transferts de patients réalisés entre le 18 mars et le 1er avril 2020. (DIRECTION GENERALE DE LA SANTE)

La région qui a été le plus délestée est le Grand Est. 232 patients en réanimation ont été transférés vers la Bretagne, les Pays de la Loire et, la Nouvelle Aquitaine. De façon générale, c’est tout l’ouest de la France, pour le moment relativement épargné, qui soulage le nord-est. Il y a eu également près de cinquante patients franciliens déplacés, cinquante aussi de Bourgogne-Franche-Comté vers le sud. Les déplacements se font par ambulance, mais aussi en train, avion, hélicoptère et par bateau pour 12 patients corses transférés en région PACA.  

Transferts en régions ou à l’étranger  

Solidarité inter-régions, mais aussi internationale puisque plus d’un tiers des malades déplacés l’ont été vers des pays européens : nos voisins, l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg, mais aussi plus loin, l’Autriche.  

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De nouveaux transferts sont programmés aujourd’hui et dans les prochains jours. L’espoir des autorités sanitaires, c’est que le confinement permette de retarder au maximum l’arrivée de l’épidémie dans l’ouest et le sud de la France pour que ces régions puissent dans les prochaines semaines continuer de soulager celles dont les services de réanimation sont aujourd’hui saturés.

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