Brésil : une enquête ouverte contre Jair Bolsonaro dans une affaire de tentative de corruption

Le président d'extrême droite brésilien est accusé d'avoir omis de signaler une tentative de corruption dans l'achat de vaccins contre le Covid-19.

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France Télévisions
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Le président brésilien Jair Bolsonaro, à Brasilia (Brésil) le 10 novembre 2020. (EVARISTO SA / AFP)

Le président brésilien Jair Bolsonaro n'en finit pas de voir sa gestion de la pandémie lui causer du tort. Le parquet brésilien a ouvert une enquête vendredi 2 juillet sur des accusations portées contre lui pour avoir omis de signaler une tentative de corruption dans l'achat de vaccins contre le Covid-19. Le chef d'Etat est ainsi soupçonné d'avoir fermé les yeux sur des soupçons de corruption rapportés par un fonctionnaire du ministère de la Santé. 

Témoignant devant une commission d'enquête (CPI) du Sénat, ce dernier dit avoir subi des "pressions atypiques" pour approuver l'importation de doses du vaccin indien Covaxin qu'il jugeait surfacturées. "Le président de la République n'a pris aucune mesure après avoir été prévenu d'un gigantesque réseau de corruption au sein du ministère de la Santé", a déclaré le vice-président de la CPI, Randolfe Rodrigues, qui fait partie des trois sénateurs à avoir saisi la Cour suprême pour "prévarication" (grave manquement d'un fonctionnaire) du chef de l'Etat, "un délit prévu par le Code pénal".

Dégâts politiques

Jair Bolsonaro était déjà sous le feu des critiques au Brésil. Une autre CPI auditionne depuis deux mois sur la façon dont son  gouvernement a géré la crise sanitaire et ses plus d'un demi-million de morts. Mais après le dépôt mercredi à la Chambre des députés du Brésil d'une "super demande de destitution" pour son déni face à l'ampleur de la pandémie, son discours anticonfinement ou les retards dans l'acquisition de vaccins.

Ce scandale pourrait causer des dégâts politiques considérables pour un président élu en promettant d'éradiquer la corruption, et dont l'image a déjà été fortement ternie par sa gestion chaotique de la crise sanitaire. Samedi, l'opposition a appelé à la troisième journée de mobilisation depuis fin mai pour exiger son départ.

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