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Bob Sinclar : "Je suis né pour faire danser les gens"

Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Aujourd'hui, c'est le DJ Bob Sinclar, l'un des porte-drapeaux de la musique électronique française dans les clubs du monde entier.

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Bob Sinclar, le 28 septembre 2018.
Bob Sinclar, le 28 septembre 2018. (LUCAS BARIOULET / AFP)

Durant le confinement, chaque jour sur Instagram et Facebook, Bob Sinclar a ressorti ses vieux vinyles et mixé pour pas loin de cent millions de fans. Il raconte ce retour aux fondamentaux aboutissant à son nouveau single en collaboration avec OMI I’m on my way.

Bob Sinclar explique à Elodie Suigo qu’il tournait un peu en rond, depuis quelques temps, en termes de créativité : "Je commençais un petit peu à m’ennuyer dans mes mix DJ avec la musique que je recevais et que je produisais juste avant le confinement". Cette période lui a donné un nouveau souffle. "Ce moment, ces 55 jours m’ont paru incroyables d’énergie, de plénitude artistique, j’ai enfin pu jouer la musique que je voulais au moment où je le voulais, sans pression, ça m’a rempli de bonheur", se réjouit le DJ.

Moi j’ai toujours écouté ma bonne étoile et mon feu intérieur.

Bob Sinclar

à franceinfo

C’est à 18 ans qu’en fréquentant les boîtes de nuit, il découvre le travail des DJ et s’imprègne de la musique house, du rap : "Ça a été vraiment une alchimie corporelle avec cette musique et j’ai aimé la façon dont le DJ manipulait l’énergie des gens avec sa musique. J’ai toujours voulu faire ça, je savais que c’était ma voie. Je suis né pour faire danser les gens."

"Love generation"

Cinquante-cinq jours plus tard, Bob Sinclar reconnaît qu’il a renoué avec une liberté artistique "que je n’avais pas ressentie depuis longtemps et qui va me suivre dans mes prochaines années de mix et de productions". Il se souvient qu’à ses débuts, avec son ami JJ Yellow, ils fabriquaient leurs propres vinyles, les distribuaient à leurs confrères pour pouvoir en fabriquer d’autres. Il raconte qu’à cette époque, il comprend qu’il est possible de faire des tubes en recyclant des sons dans sa chambre "Et en 2005, je fais Love Generation qui est en fait une chanson un tout petit peu plus pop que les autres mais qui utilise la même recette de métissage, d’instruments acoustiques, d’un chanteur black. L’impact qu’a eu cette chanson sur ma future carrière a été monstrueux et j’ai vu ce que c’était que les regards tournés vers soi et l’admiration qu’il y avait pour mon travail."

Considéré comme l'un des pionniers de la French Touch, Bob Sinclar collaborera avec Snoop Dog, Sean Paul, Akon, Sophie Ellis-Bextor ou encore Pitbull. Il confirme que perdurer, se renouveler durant ces 30 dernières années, c’est difficile : "30 ans, j’ai l’impression que c’était hier et j’ai l’impression d’avoir encore pas mal de choses à dire et surtout d’avoir ce rôle de transmission."

C’est ce que j’ai aimé faire pendant 55 jours, jouer des thèmes différents tous les jours et donc je touchais à la nostalgie des uns, à la curiosité des autres. J’ai envie vraiment de pouvoir partager cette musique, celle qui a fait toute ma carrière et celle que j’aime aujourd’hui.

Bob Sinclar

à franceinfo

I’m on my way est, pour lui, le titre de la continuité avec "de belles harmonies avec un thème universel". Il continue de cultiver les notions de partage, d’unité inhérente au clubbing : "Un lieu communautaire sacré qui est très important car dans ce lieu il n’y a pas de discriminations, on est tous là autour de la musique", de fraternité entre les gens quelques soient leurs origines.

Bob Sinclar, le 28 septembre 2018.
Bob Sinclar, le 28 septembre 2018. (LUCAS BARIOULET / AFP)