Beaucoup moins de bruit en Île-de-France depuis le début du confinement

La baisse du trafic routier et de la vie nocturne a des conséquences sur la qualité de l'ambiance sonore. "Maintenant, on peut entendre les détails qui étaient masqués du paysage sonore, comme les chants des oiseaux", fait remarquer la présidente de Bruitparif.

Le Champs de Mars à Paris déserté, le 20 mars 2020.
Le Champs de Mars à Paris déserté, le 20 mars 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Bruitparif a constaté une "chute de décibels progressive depuis le 16 mars" et le début du confinement en raison de l'épidémie de coronavirus, rapporte France Bleu Paris. La baisse se situe "de cinq à dix décibels", c'est-à-dire "entre trois et dix fois moins d'émissions sonores générées par l'activité humaine", explique lundi 23 mars Fanny Mietlicky, présidente de Bruitparif, le centre francilien d'évaluation technique de l'environnement sonore, qui dispose de 150 stations de mesure en Île-de-France.

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Ce phénomène est notamment "lié à la diminution du trafic routier (-80%), des activités nocturnes dans les quartiers animés, et du trafic aérien aussi autour d'Orly et Roissy", indique-t-elle.

Comme enlever "une couche de crasse"

"C'est comme si on avait enlevé la couche de crasse sur un tableau lors de sa restauration, image Fanny Mietlicky. Maintenant, on peut entendre les détails qui étaient masqués du paysage sonore, comme les chants des oiseaux. Les premiers jours ça peut être angoissant car c'est inhabituel, mais je pense que les gens vont s'y habituer et redécouvrir les bienfaits d'entendre des bruits de la nature", ajoute la présidente de Bruitparif.