Annonces d’Emmanuel Macron pour la culture : "Il y avait un côté : ‘Débrouillez-vous’", regrette Jean-Michel Ribes

Alors que le chef de l'État a exhorté les lieux culturels à "inventer", le directeur du théâtre du Rond-Point estime que les contraintes sanitaires sont trop fortes pour de nombreuses structures, et demande des compensations financières. 

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Radio France
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Jean-Michel Ribes, directeur du théâtre du Rond-Point, à Paris le 11 septembre 2018.  (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

"Il y avait un côté : 'Débrouillez-vous'", a réagi ce mercredi 6 mai sur franceinfo Jean-Michel Ribes, le directeur du théâtre du Rond-Point à Paris, après les annonces d’Emmanuel Macron en faveur du monde de la culture, sinistré en raison de la crise du Covid-19.

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"Il y avait un côté : 'Inventez, inventez, inventez.' Mais on n’arrête pas de faire ça, inventer !", a-t-il poursuivi. "Au Rond-Point, on a inventé un nombre de spectacles incroyable. Aujourd’hui, on veut bien continuer à inventer. Le problème, c’est qu’il faut qu’on nous libère des contraintes qui nous empêchent d’inventer", a souligné Jean-Michel Ribes.

À partir du moment où vous avez 70 personnes qui travaillent dans un endroit et on nous dit qu’il faut mettre un fauteuil tous les quatre rangs, comment pouvez-vous inventer ? Il faut nous libérer !

Jean-Michel Ribes

à franceinfo

Et si cette contrainte ne peut être "desserrée", "on ne peut pas vivre avec, économiquement, la billetterie s’annule, alors à ce moment-là, on la compense !", a demandé Jean-Michel Ribes.

Le directeur du théâtre du Rond-Point a toutefois salué la décision du chef de l’État de prolonger jusqu’à "fin août 2021" les droits des intermittents du spectacle à l’assurance chômage. "C’est positif. Le spectacle vivant ne peut pas exister sans l'apport des intermittents. Donc c'était vital", a-t-il jugé.

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