Cet article date de plus de dix ans.

Ces cellules souches qui ne meurent jamais

Des cellules souches adultes prélevées sur des animaux ou des personnes décédées peuvent être réveillées plusieurs jours après le décès. Ces cellules se mettent dans un état particulier qui leur permet de résister à un environnement hostile. Elles pourraient ouvrir un champ d'application thérapeutique pour les greffes.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Franceinfo (Franceinfo)

L'équipe du professeur
Fabrice Chrétien de l'Institut Pasteur
a révélé que des cellules souches peuvent "survivre"
après la mort. C'est le cas pour celles du muscle ou celles de la moelle
osseuse. Les chercheurs ont expliqué leur technique de "survie" :
elles se privent d'oxygène pour atteindre un "état de dormance". Celui-ci
leur permet de survivre et de résister à un environnement extrêmement hostile.

Les chercheurs n'hésitent pas à citer des exemples concrets. Comme celui d'une dame de 95 ans décédée sur
laquelle les scientifiques ont prélevé quatre
grammes de muscle 17 jours après sa mort. Ils ont obtenu "des millions de
cellules souches"
et "réussi à les différencier en fibres musculaires" .

"Ce réservoir
de cellules souches viables dans l'organisme humain après la mort pourrait
servir à faire des greffes de moelle osseuse" (Fabrice Chrétien)

Pour les leucémies
ou les maladies sanguines les hôpitaux pratiquent couramment des greffes de
moelle osseuse. Cette découverte pourrait leur permettre de contourner l'écueil
de la pénurie des donneurs.

Autre prolongement pratique de ces travaux :
améliorer les moyens de conservation de cellules souches à usage thérapeutique.
"Rien qu'en les mettant au frigo sans oxygène, on arrive à passer d'une
concentration de 2 à 7% à 40% de pureté"
, se réjouit le professeur
Chrétien qui a d'ores et déjà déposé un brevet international pour couvrir les
applications de cette découverte.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Maladie

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.