Avions : des nids à épidémies ?

Faut-il avoir peur de prendre l'avion, ou du moins, d'y attraper un virus ? Mercredi 5 septembre, deux appareils se sont retrouvés cloués au sol à New York (États-Unis) et à Perpignan (Pyrénées-Orientales). La cause : une forte suspicion de grippe et de choléra.

France 2

À peine l'avion posé à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, le service médical monte à bord : les pompiers craignent que des passagers soient infectés par le choléra qui sévit en Algérie. "En atterrissant, deux enfants ont vomi", témoigne une passagère du vol. La famille part à l'hôpital pour des examens. Passagers et équipages sont désinfectés. Finalement, c'est une fausse alerte, contrairement à ce qui s'est passé mercredi 5 septembre à New York (États-Unis).

Une centaine de passagers malades dans un vol Dubaï-New York

À New York, des dizaines d'ambulances et des services médicaux jonchaient le tarmac. Dans un avion en provenance de Dubaï (Émirats arabes unis), une centaine de passagers sont tombés malades en plein vol. En cause : une grippe foudroyante. "C'était des toux très profondes, très intenses. Des gens violemment malades qui faisaient la queue pour aller aux toilettes", raconte cette passagère. C'est un cas de contamination massive, jugée exceptionnelle. En effet, l'environnement particulier de la cabine d'un avion est peu propice à la transmission de maladies. Le principal risque sanitaire finalement n'est pas de contracter une maladie à bord de l'avion, mais qu'un passager porteur d'un virus dangereux propage une épidémie dans un autre pays.

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Un avion sur le tarmac de l\'aéroport de Perpignan, le 18 février 2003. (photo d\'illustration) 
Un avion sur le tarmac de l'aéroport de Perpignan, le 18 février 2003. (photo d'illustration)  (RAYMOND ROIG / AFP)