Manifestation des ambulanciers devant l'Assemblée nationale

Lundi 3 décembre, plus de 200 ambulances ont bloqué l'accès à la place de la Concorde (Paris). Les ambulanciers réclament la suspension d'une réforme de financement des transports sanitaires et demandent à être reçus par la ministre de la Santé.

À quelques mètres de l'Assemblée nationale (Paris), plus de 200 ambulances paralysent le trafic. Toutes sirènes hurlantes, ces manifestants contestent la réforme du financement des transports sanitaires. Depuis le 1er octobre, les hôpitaux choisissent et payent eux-mêmes les ambulances avec lesquelles ils travaillent. Les entreprises qui proposent les tarifs les plus attractifs sont plébiscitées, au détriment des petites structures.

"On est voués à mourir rapidement"

"On est voués à mourir rapidement, puisqu'on sent déjà la baisse de travail", explique Micheline Bouchaud, ambulancière à Créteil (Val-de-Marne). "Aujourd'hui, il y a des gros groupes ambulanciers qui se forment, et eux peuvent se permettre de faire des rabais, mais nous aujourd'hui, on ne peut plus suivre", détaille Franck Gourlain, ambulancier à Lens (Pas-de-Calais). Certains ambulanciers déplorent déjà une baisse de revenus de plus de 20%. Les représentants réclament un entretien avec la ministre de la Santé.

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Des véhicules entrent dans l\'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris, le 25 décembre 2008.
Des véhicules entrent dans l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris, le 25 décembre 2008. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)