Les laboratoires d'analyses médicales en grève pendant trois jours contre la réforme de l'assurance-maladie

Les syndicats et les grands groupes de biologie médicale rejettent les 170 millions d'économies prévues en 2020.

Une affiche sur la porte d\'un laboratoire d\'analyses médicales en grève, le 27 septembre 2019.
Une affiche sur la porte d'un laboratoire d'analyses médicales en grève, le 27 septembre 2019. (MAXPPP)

Les laboratoires d'analyses médicales privés sont en grève du mardi 22 octobre au jeudi 24 octobre. Les syndicats et les grands groupes de biologie médicale appellent la profession à une "fermeture totale" pour s'opposer au plan prévu dans leur secteur en 2020. Ils rejettent les 170 millions d'euros d'économies prévues, qui équivalent à un gel de leurs recettes alors que les dépenses de santé sont censées progresser globalement de 2,3%.

Dans une pétition, les six organisations dénoncent un nouveau coup de rabot après "dix ans de pression tarifaire", avec pour conséquence "la casse des laboratoires de proximité". Ce texte a déjà obtenu, selon elles, "plus de 300 000 signatures" lors d'une première "semaine de mobilisation" fin septembre, durant laquelle "plus de 95% des laboratoires" ont fermé leurs portes l'après-midi.

Des labos réquisitionnés pour les urgences

L’assurance-maladie précise qu’une nouvelle réunion est programmée le 6 novembre "pour présenter de nouvelles propositions". "On essaie de prendre en compte leurs demandes, la négociation n’est pas terminée", a affirmé à l’AFP son directeur général, Nicolas Revel.

"Malgré leur fermeture au public, les laboratoires continueront à assurer leur activité technique d'analyse et la réalisation de prélèvements urgents. Certains sites sont réquisitionnés par l'Agence régionale de santé", relève France 3 Bourgogne-Franche-Comté"Des réquisitions ont été prises dans de nombreux départements pour éviter un engorgement des hôpitaux et pour assurer un service minimum", confirme France 3 Provence-Alpes-Côte-d'Azur.