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Les étudiants et leur santé : ça pourrait aller mieux

Stress, troubles du sommeil, perte de confiance... et même surmenage pour un quart d'entre eux : les étudiants ne vont pas si bien que ça, selon une étude réalisée par la SMEREP, la Sécu étudiante. Si 87% s'estiment en bonne santé, quand ils sont malades 74% attendant que ça passe...
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Radio France
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 (Les étudiants et leur santé : peut mieux faire... © Fotolia/naypong)

Comment vont les étudiants ? Pas mal, mais ça pourrait aller mieux... Selon une étude réalisée par la SMEREP, organisme de sécu et de mutuelle étudiante, publiée ce jeudi, 87 % des jeunes qui sont en fac s'estiment en bonne santé. Un chiffre relativement stable d'une année sur l'autre mais qui pourrait diminuer dans les prochaines années car une proportion importante d'étudiants connaît des difficultés financières.

Du coup, en cas d'arbitrage sur les dépenses, les étudiants économisent sur les dépenses de santé. 74 % des étudiants attendent que ça passe plutôt que de consulter un médecin. Et pour les médicaments, une forte majorité pratique l'automédication. Et pourtant leur hygiène de vie est loin d'être parfaite : un étudiant sur 10 avoue qu'il saute un repas par jour et 20 % dorment moins de six heures par jour. 

Violences inquiétantes

L'étude met en avant deux grandes difficultés au moment des études : un manque de temps et un manque d'argent. Deux raisons qui expliquent que les étudiantes sont peu nombreuses à consulter un gynécologue. Et cela a des conséquences directes sur leur sexualité : au cours des 12 derniers mois, une étudiante sur cinq a eu recours à une contraception d'urgence et, réalité inquiétante qui est en très nette augmentation depuis peu : 6 % des étudiantes ont déjà eu recours à une interruption volontaire de grossesse, c'est le double de la population générale.

Cette étude montre aussi que de plus en plus d'étudiants sont témoins ou victimes de violences, souvent de la part de personnes alcoolisées ou sous l'emprise de la drogue. En trois ans, le chiffre est passé de 6% d'étudiants témoins ou victimes de violences, à 50%.

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