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La Cour pointe une consommation de médicaments "exceptionnellement forte" et se prononce pour plus de rigueur

En 2009, les Français ont consommé près de 36 milliards d'euros en médicaments, soit 18% de plus qu'en 2004, entraînant une prise en charge croissante pour la Sécu. La dépense remboursée par l'assurance maladie représente 26,8 milliards d'euros, soit 74,5% de l'achat total de médicaments.
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En 2009, les Français ont consommé près de 36 milliards d'euros en médicaments, soit 18% de plus qu'en 2004, entraînant une prise en charge croissante pour la Sécu. La dépense remboursée par l'assurance maladie représente 26,8 milliards d'euros, soit 74,5% de l'achat total de médicaments.

Dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale publié jeudi 8 septembre, la Cour des comptes remet en cause avant tout la faible maîtrise des prescriptions "qui privilégie les médicaments récents et chers et se singularise par l'importance du hors autorisation de mise sur le marché", constate-t-elle.

Autre constat : la politique de développement des génériques n'a connu que des résultats limités par rapport aux autres pays européens et "s'essouffle", contrecarrée par les "contre-génériques".

Le succès enregistré par ces nouveaux médicaments, très voisins des molécules d'origine, développés par les laboratoires dont le monopole d'exploitation arrivait à échéance, "a eu pour effet de limiter les possibilités de pénétration des génériques".

"Le déficit sans précédent de l'assurance maladie appelle de fait une refonte d'ensemble de la politique suivie depuis vingt ans, avec pour objectif non pas seulement l'infléchissement du rythme de croissance de la dépense des médicaments, mais sa baisse".

Concernant le système d'admission au remboursement et de fixation des prix, "insuffisamment rigoureux", "très peu contraignant" et "peu transparent", la Cour appelle à redéfinir les règles en s'appuyant sur une approche médico-économique et en appliquant "strictement des règles homogènes".

Elle souhaite notamment que la Haute Autorité de santé (HAS) voit rapidement ses nouvelles compétences acquises en 2008 en matière d'évaluation médico-économiques élargies afin qu'elles puissent porter sur des produits non encore commercialisés".

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