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La CNAM a confirmé jeudi que le remboursement de certaines radiographies serait dorénavant limité

L'assurance maladie a toutefois démenti l'information publiée jeudi par le journal Le Parisien, selon laquelle les radios simples du thorax et de l'abdomen ne seraient plus prises en charge.Cette décision de la CNAM fait suite aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et vise à limiter l'exposition aux rayons X.
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Une équipe médicale examine les radios d'un blessé admis aux urgences de l'hôpital de Charleville-Mézières (2004). (AFP - Alain Julien)

L'assurance maladie a toutefois démenti l'information publiée jeudi par le journal Le Parisien, selon laquelle les radios simples du thorax et de l'abdomen ne seraient plus prises en charge.

Cette décision de la CNAM fait suite aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et vise à limiter l'exposition aux rayons X.

Totalisant 1,6 million de radios de l'abdomen et 5,9 millions de radios du thorax selon le journal, l'intention prêtée à l'assurance maladie est de vouloir limiter les dépenses de santé, écrit Le Parisien, alors que le déficit de la branche maladie atteint quelque 30 milliards d'euros. "A elles seules, les radios du thorax pratiquées dans les cabinets de la ville ont coûté à la Sécu 120 millions d'euros en 2009", écrit le journal.

Les professionnels remettent en cause la mesure
Une partie des radiologues redoutent les conséquences médicales de ce déremboursement, la radio permettant dans certains cas de dépister des complications et de détecter des foyers infectieux.

Si les examens par échographie, scanner et IRM sont en effet de plus en plus préférés aux radiographies classiques, l'abandon de cette technique pourrait poser des problèmes dans les services d'urgences des hôpitaux. "En cas d'occlusion, trouver un scanner qui marche la nuit dans un hôpital, c'est très difficile", affirme l'urgentiste Patrick Pelloux. "Pour l'hypertension artérielle, la radio est très intéressante ! Et plus généralement, avec une radio de face on voit tout", explique le médecin qui prédit des embouteillages supplémentaires aux urgences et une flambée générale des scanners pourtant plus cher qu'une radio classique.

Autre critique du docteur Peloux: la formation continue effectuée par les industriels qui "vendent ensuite leur matériel" aux radiologues et ont donc tout intérêt à préconiser "la multiplication des actes".

Interrogé sur ces différents points, le directeur de l'assurance maladie a indiqué qu'il allait "rencontrer dans les plus brefs délais les représentants des médecins urgentistes afin d'évoquer les questions d'interprétation de ces recommandations sanitaires dans leurs services".

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