Hôpitaux : les effets pervers de la tarification à l'acte

Il y a dix ans, le gouvernement mettait en place la tarification à l'acte dans les hôpitaux. Un système aujourd'hui très contesté et qui pourrait être réformé.

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FRANCEINFO

La tarification à l'acte, ou T2A, fête ses dix ans dans les hôpitaux. Avant, les hôpitaux recevaient une dotation globale, quel que soit leur rendement. Mais ce système n'encourageait pas les plus performants. Avec la T2A, chaque acte médical donne droit à une dotation précise pour l'hôpital. Du coup, plus il y a d'actes, plus la dotation est élevée.

La tarification à l'acte plafonnée à 50%

Beaucoup dénoncent les effets pervers de la tarification à l'acte : multiplication des actes inutiles, non prise en compte de la qualité des soins, ou encore survalorisation des actes techniques. Trop d'actes qu'il faut financer. Du coup, les dotations ont été revues à la baisse. Aujourd'hui le gouvernement souhaite plafonner la tarification à l'acte à 50% dans les hôpitaux et trouver d'autres modèles de tarification.

L\'entrée du service des urgences de l\'hôpital Bichat à Paris, le 12 janvier 2017.
L'entrée du service des urgences de l'hôpital Bichat à Paris, le 12 janvier 2017. (MAXPPP)