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Vidéo "On est en sous-effectif. Ça devient une usine à humains" : Linda, infirmière en grève à l'hôpital de Toulon

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min
VIDEO. "On est en sous-effectif. Ça devient une usine à humains" : Linda, infirmière en grève à l'hôpital de Toulon
VIDEO. "On est en sous-effectif. Ça devient une usine à humains" : Linda, infirmière en grève à l'hôpital de Toulon VIDEO. "On est en sous-effectif. Ça devient une usine à humains" : Linda, infirmière en grève à l'hôpital de Toulon
Article rédigé par France 2
France Télévisions

"On ne peut plus prendre le temps avec nos patients", affirme cette infirmière en grève depuis fin février avec ses collègues de l’hôpital de Toulon. Linda vit son métier comme une "vraie passion". Et c’est pour cela qu’elle le défend aujourd’hui. "Pour nos patients !" dit-elle… Extrait du magazine "19h le dimanche" du 29 avril.

Linda Pillon, dix-neuf ans d'expérience à l'hôpital public, est infirmière aux urgences de l'hôpital de Toulon, en grève depuis fin février. Heureusement pour ses patients, la grève des soignants, c’est juste un autocollant sur sa blouse blanche. Elle et ses collègues n’ont en effet pas le droit de cesser le travail.

Ce mois-ci, cette maman de trois enfants travaille la nuit pendant douze heures de suite, trois fois par semaine. Pour 1 900 euros net par mois, mais elle connaissait les conditions avant de signer. Ce qui n'était pas prévu en revanche, c’était le nombre de patients qui augmente chaque année de 10%. Avec le même effectif côté soignants !

"J’aime mon métier plus que tout"

"On ne peut plus prendre le temps avec nos patients, explique Linda tout en s’occupant d’un malade. On est en sous-effectif. Ça devient une usine, une usine à humains." L’homme de 75 ans dont elle prend soin souffre de calculs dans la vésicule biliaire. Il a dû attendre une heure avant de recevoir un antidouleur.

"Je ne suis pas infirmière pour rien, confie-t-elle au magazine "19h le dimanche". J’aime soulager mes patients, leur apporter du bien-être, pouvoir les écouter, même si c’est deux ou trois minutes, le temps d’un soin. En fait, j’aime mon métier plus que tout. C’est une vraie passion. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui je le défends fermement. Avec mes collègues, pour nos patients !"

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