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Vidéo Le quotidien de Clémence, interne en gynécologie obstétrique

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Durée de la vidéo : 5 min
Heures supplémentaires, fatigue, faible rémunération, Clémence nous plonge dans son quotidien d’interne en gynécologie obstétrique à l'hôpital de Hautepierre à Strasbourg. Une spécialité qu’elle adore, qui comporte son lot de joies, mais aussi de peines. Brut l’a suivie le temps d’une journée.
VIDEO. Le quotidien de Clémence, interne en gynécologie obstétrique Heures supplémentaires, fatigue, faible rémunération, Clémence nous plonge dans son quotidien d’interne en gynécologie obstétrique à l'hôpital de Hautepierre à Strasbourg. Une spécialité qu’elle adore, qui comporte son lot de joies, mais aussi de peines. Brut l’a suivie le temps d’une journée. (Brut.)
Article rédigé par Brut.
France Télévisions
Heures supplémentaires, fatigue, faible rémunération, Clémence nous plonge dans son quotidien d’interne en gynécologie obstétrique à l'hôpital de Hautepierre à Strasbourg. Une spécialité qu’elle adore, qui comporte son lot de joies, mais aussi de peines. Brut l’a suivie le temps d’une journée.

Physiquement, je tiens parce que j'aime ce que je fais et que je ne changerais pas de métier”. Clémence est interne dans la spécialité qu’elle voulait exercer, celle de gynécologie obstétrique. En contact permanent avec les femmes, leur offrir la joie de donner la vie est un aspect du métier qu’elle affectionne particulièrement. Mais en tant qu’interne, le futur métier de Clémence comporte également des contraintes qui rendent son quotidien éprouvant au travail. 

“On a l’impression de tenir l'hôpital”

À l'hôpital de Hautepierre à Strasbourg, chaque service requiert des internes : “L'hôpital tourne énormément sur les internes. On en a besoin partout, dans toutes les spécialités”. Par conséquent, ces apprentis professionnels ont de lourdes responsabilités : “On gère pas mal de choses et celles qui sont les plus importantes, qui nécessitent d'avoir un avis par un senior, on fait tout de suite appel à notre chef”. Dans son planning, les semaines sont très chargées, certaines plafonnent à 100 heures, d’autres journées s’étirent de 8 heures du matin jusqu'au lendemain à la même heure. Les imprévus du métier peuvent également bouleverser les journées de repos. 

Généralement, Clémence exerce 70 heures par semaine pour 1 700 euros brut en salaire de base et un bac +7. “Ça serait bien qu'on ait une valorisation de ce qu'on fait. On a l'impression de tenir l'hôpital, d'avoir une pression constante, de mettre nos vies personnelles de côté et derrière, avoir une rémunération qui n'est pas forcément à la hauteur de ce qu'on pourrait espérer”. Même si elle témoigne cette déception, elle rappelle qu’elle choisit ce métier pour soigner et aider et non pour la rémunération. 

Interne dans son service, Clémence partage également la difficulté d'allier ses cours, son travail et sa vie personnelle : “On est quand même des étudiants en formation. On a encore besoin d'apprendre. Si ses semaines de travail sont éprouvantes physiquement, elles le sont aussi mentalement. Sa spécialité lui offre généralement des “joies immenses” mais peut, dans certains cas, s’accompagner de peines qu’il faut parvenir à appréhender : “C’est un boulot assez intense où il faut réussir à tout gérer, les émotions des gens, nos propres émotions et notre fatigue accumulée”. 

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