Urgences : regain de tension dans plusieurs services

Les services d'urgence sont sous pression. Le personnel ne décolère pas. Après cinq mois de mouvement, la situation se tend dans certains services.

Les urgences sont proches du burn-out. À l'hôpital de Saint-Etienne (Loire), un patient est resté allongé cinq jours sur un brancard, car il n'y avait plus de lit disponible. La ministre de la Santé a demandé des explications. "C'est absolument inadmissible, j'ai donc demandé une enquête à l'Agence régionale de santé (ARS) et à l'établissement de santé pour qu'ils expliquent comment une telle situation a pu advenir", a lancé Agnès Buzyn. Une situation qui s'est propagée partout en France. 213 services d'urgences sont en grève.

Mauvaises pratiques des patients

Comme en Normandie à Caen (Calvados). "On prend notre poste à 8 heures. Parfois, il y a 35 patients qui ont passé la nuit sur un brancard, qui sont en attente d'un lit d'hospitalisation. Parfois on sait qu'ils n'auront pas de lit avant 16 heures…", témoigne Pauline Lemoigne, infirmière au CHU de Caen. Manque de moyens, mais aussi des pratiques abusives dénoncées par les services hospitaliers. 40 % des gens viendraient pour des raisons bénignes comme des maux de gorge ou des torticolis. En juin dernier, la ministre de la Santé avait débloqué 70 millions pour soulager le personnel des urgences.

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Une banderole accrochée sur les grilles de l\'Agence de santé régionale (ARS) de Nantes (Loire-Atlantique), le 30 juin 2019. 
Une banderole accrochée sur les grilles de l'Agence de santé régionale (ARS) de Nantes (Loire-Atlantique), le 30 juin 2019.  (J?R?MIE LUSSEAU / HANS LUCAS / AFP)