Urgences : l'hôpital de Saint-Brieuc sous tensions

Que se passe-t-il à l'hôpital de Saint-Brieuc dans les Côtes-d'Armor ? 120 médecins ont démissionné : ils ne veulent plus participer à la commission médicale de l'établissement. Par ailleurs, le personnel soignant tire la sonnette d'alarme sur la situation aux urgences.

France 2

C'est le plus grand service d'urgence adulte de Bretagne. 64 000 personnes passent les portes de l'hôpital de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) chaque année. Dans cet établissement, les agressions physiques et verbales sont quotidiennes. De nombreux soignants en ont été victimes ces derniers mois et acceptent de témoigner pour France 2. Fanny Le Duc est infirmière. "J'ai reçu un coup de poing au niveau du visage qui m'a fait tomber en arrière, j'ai fini contre un mur donc du coup j'ai eu une plaie au niveau de la lèvre, une entorse de cervicale, une fracture au niveau du doigt et une contusion au niveau du poignet", détaille-t-elle. Pour Franck Le Lagadec, aide-soignant, les menaces de mort sont monnaie courante. Depuis le début de l'année, 115 actes de violence ont été recensés à l'hôpital de Saint-Brieuc. Certains soignants ont même envisagé de partir, de changer de métier. Face à ces agressions, ils se sentent menacés tous les jours.

Les urgentistes réclament la présence d'un agent de sûreté

Selon les chiffres nationaux, les services d'urgence sont les plus touchés par les violences. Des faits aggravés par l'alcool ou les drogues, mais aussi par les délais d'attente ou le manque de personnel. Les urgentistes réclament des mesures comme la présence d'un agent de sûreté à la porte du service. La direction, elle, préfère insister sur d'autres mesures préventives comme un sas d'entrée et des caméras de surveillance. Aujourd'hui, l'hôpital de Saint-Brieuc annonce la création d'un groupe de réflexion pour réfléchir à l'embauche un agent de sécurité dans les prochains mois.

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