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Urgences : des gestionnaires de lits sans embauches?

La ministre de la Santé et des Affaires sociales Marisol Touraine a annoncé vendredi la création de postes de gestionnaires de lits dans 150 hôpitaux. La question des lits d'aval est un problème récurrent aux urgences et nombre d'urgentistes se plaignent de ne pas pouvoir trouver de place pour leurs patients lors de leur passage dans ce service.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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 (Maxppp)

Pour désengorger les urgences des hôpitaux,
Marisol Touraine a sorti de sa poche un nouveau métier : gestionnaire de
lits. " C' est-à-dire concrètement,
des gens qui trouvent des services qui vont accueillir les malades des
urgences
", a déclaré la ministre.

Ce dispositif devrait être déployé dans
150 hôpitaux de l'Hexagone. D'ici trois semaines, les agence régionale de santé (ARS) indiqueront au ministère les établissements qui sont concernés par cette mesure.

Selon la ministre, la situation dans les services
d'urgences "n'est pas satisfaisante. Nous voyons tous trop souvent des
brancards dans les couloirs, du personnel qui est débordé
". Mais selon
elle, le principal problème des urgences,  "c'est (...) surtout des
questions d'organisation.
"

Quatre heures d'attentes en moyenne

L'expérience a un précédent : l'hôpital
de Saint-Joseph à Paris s'y est essayé dès 2012 où quatre gestionnaires de lit s'occuper de rationaliser les questions de place.

L'Expansion note qu' "avant la
réorganisation, jusqu'40 lits étaient vides tous les soirs, alors que les
patients aux urgences attendaient plus de quatre heures en moyenne pour avoir
une place.
"

"On a réduit nos délais d'attente aux urgences de pus d'une heure en un an " explique ci-dessous Atika Alamai, la directrice-adjointe de cet établissement.

Créations de postes en vue ?

L'annonce a été peu commentée sur Twitter mais
n'est pas non plus passé inaperçue :

Selon Marisol Touraine "le
déploiement commencera très rapidement et sera achevé d'ici 18 mois au plus
tard
".  Des embauches sont-elles
envisagées ? "Nous verrons au cas par cas si des
(créations de) postes doivent être envisagées ou (si) des réorganisations (...)
sont la voie la mieux adaptée
", a-t-elle affirmé.

Interrogée sur le coût de ces nouveaux
services, la ministre a estimé que celui-ci allait "être maîtrisé: il sera
variable selon les établissements, (...) et les économies qui seront
faites d'un côté permettront de financer les investissements nécessaires.
"

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