Suppressions de postes, manque de matériel et de médicaments : le personnel de l'hôpital de Bastia en grève de la faim

Les personnels du centre hospitalier de Bastia (Haute-Corse) ont entamé une grève de la faim à l'appel de la CGT. Ils protestent contre le manque de moyens au sein de leur établissement, et demandent à État de prendre en charge son déficit. 

Le centre hospitalier de Bastia le 28 mai 2012.
Le centre hospitalier de Bastia le 28 mai 2012. (PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP)
avatar
franceinfoRadio France

Mis à jour le
publié le

Les personnels du centre hospitalier de Bastia (Haute-Corse) ont lancé lundi 30 octobre une grève de la faim, a rapporté France Bleu RCFM. Les employés dénoncent notamment les suppressions de postes et le manque de matériel et de médicaments.

De nombreuses banderoles, des tables et des chaises ont été installées dans le hall d'accueil de l'hôpital. Les blouses blanches et bleues, présentes en signe de solidarité, se sont comptées par dizaines. Les personnels de l'établissement avaient annoncé la semaine dernière leur action de grève de la faim, à l'initiative de la CGT.

Un déficit de 50 millions d'euros

"Nous sommes conscients que l'État n'aura rien à faire de notre grève de la faim", a confié au micro de France Bleu RCFM Josette Risterucci, l'une des déléguées de la CGT. "D'un autre côté, on ne veut pas bloquer le fonctionnement de l'établissement. De toute façon, dans un mouvement de grève, le personnel est assigné au travail, ce qui est logique."

Nous avons tout essayé depuis des années. Alors, nous avons choisi la grève de la faim. C'est un moyen d'alerter le ministère et tous les responsables de cette situation à l'hôpital de Bastia.

Josette Risterucci, déléguée CGT

à franceinfo

Le syndicat ne sait pas encore jusqu'à quand il poursuivra cette action. Il espère surtout convaincre le ministère du bien-fondé de ses revendications, à savoir la prise en charge par l'État du lourd déficit du centre hospitalier : 50 millions d'euros au total, dont 29 millions d'euros de dettes aux fournisseurs, précise France Bleu RCFM.