Réforme de la santé : "Il n'y aura aucune fermeture d'un hôpital de proximité", assure Agnès Buzyn

Sur franceinfo, la ministre de la Santé s'est engagée à ce que les hôpitaux de proximité restent car "les Français en ont besoin".

RADIO FRANCE

Avec la réforme du système de santé qui doit être présentée à la rentrée 2018, les médecins et les patients craignent notamment la fermeture des services d'urgence. "Il faut arrêter avec ce mythe", a insisté sur franceinfo Agnès Buzyn, ministre de la Santé, mardi 21 août. "Je me suis engagée sur une chose. Il n'y aura aucune fermeture d'un hôpital de proximité. Les hôpitaux de proximité vont rester. Les Français en ont besoin."

"Il y a parfois des services d'urgence qui ferment, mais il faut savoir que nous avons 78 services d'urgence qui ont ouvert ces dernières années. Il peut y avoir des zones rurales où il peut y avoir très peu d'activités et pas de besoin de services d'urgence", a expliqué Agnès Buzyn. "Aujourd'hui, il y a des réorganisations permanentes dans notre système de santé. La carte sanitaire évolue en fonction des migrations des populations et c'est normal."

Davantage de médecins de garde

La ministre de la Santé reconnait qu'il y a "un défaut d'organisation de la médecine en général qui fait que tout le monde aboutit aux urgences même quand ça peut être soigné par un médecin de ville." Dès la rentrée, Agnès Buzyn va "proposer une transformation du système de santé qui vise à moderniser notre système et à mieux l'adapter aux défis de demain." La ministre assure qu'il "y aura une organisation qui permette aux médecins de ville d'être présents plus qu'aujourd'hui sur les périodes de garde."

Face à l'absence de médecin dans certaines zones, le gouvernement va proposer "des organisations territoriales où des groupes de médecins, avec des hôpitaux de proximité, pourront être en charge d'une population ou d'un territoire et s'organiseront en fonction."

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé.
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)