Patient décédé aux urgences de Strasbourg : la famille va porter plainte

Un homme de 81 ans est mort le 1er septembre, après avoir passé une vingtaine d'heures sur son brancard, aux urgences du Nouvel Hôpital civil de Strasbourg.

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France Télévisions
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Une membre du personnel médical au Nouvel Hôpital civil (NHC) de Strasbourg (Bas-Rhin), le 2 décembre 2021.  (PATRICK HERTZOG / AFP)

Les proches de l'octogénaire récemment décédé après une très longue attente aux urgences du Nouvel Hôpital civil de Strasbourg (NHC), dans le Bas-Rhin, souhaitent "que toute la lumière soit faite" sur cette mort et vont déposer plainte, a fait savoir leur avocat, mercredi 21 septembre. 

"La famille va déposer plainte, soit en se joignant à l'action du parquet" de Strasbourg s'il a déjà ouvert une enquête, soit, si ça n'est pas le cas, en enclenchant les démarches nécessaires "pour que l'action pénale soit engagée et qu'une enquête" pour "homicide involontaire contre X (...) soit diligentée pour faire toute la lumière sur les circonstances" du décès, a déclaré maître Matthieu Airoldi.

La veuve et les deux filles de la victime estiment que, "à tout le moins, il y a de grosses questions à se poser sur le traitement dont [le patient] a bénéficié ou dont il n'a pas bénéficié aux urgences" de Strasbourg. Sollicitée en fin de matinée, la procureure de la République de Strasbourg, Yolande Renzi, n'avait pas encore répondu.

"Fonctionnement délétère des urgences"

Le décès du patient, survenu le 1er septembre, avait été médiatisé par le syndicat Force ouvrière (FO) qui avait dans la foulée écrit au ministre de la Santé, François Braun, pour dénoncer "le fonctionnement délétère des urgences" aux hôpitaux universitaires de Strasbourg, où un précédent patient était décédé en mars, après avoir attendu une douzaine d'heures avant d'être pris en charge.

Cette fois, l'octogénaire est mort après avoir passé "une vingtaine d'heures sur son brancard dans une zone de soins" avant d'être découvert, mort, lors d'un changement d'équipe, selon le secrétaire général de FO aux hôpitaux universitaires de Strasbourg, Christian Prudhomme. 

Matthieu Airoldi dit avoir "eu une transmission très, très parcellaire du dossier" du patient qui présente "des trous et une période d'a minima trois heures" durant laquelle il "a été laissé sans surveillance et sans soins alors qu'il était extrêmement agité aux urgences".

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