"Le Samu de Mulhouse n'a tiré aucune leçon de ce qui m'est arrivé", dénonce un Alsacien victime d'un infarctus en 2016

Le médecin du Samu, appelé à deux reprises, lui avait dit de prendre du paracétamol alors qu'il faisait un infarctus du myocarde. 

Photo d\'illustration.
Photo d'illustration. (SEBASTIEN JARRY / MAXPPP)

La révolte de Christophe Musslin est manifeste : "Le Samu de Mulhouse n'a tiré aucune leçon de ce qui m'est arrivé", dénonce cet Alsacien dimanche 29 septembre sur France Bleu Alsace, après l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet de Mulhouse à la suite du décès mi-juin d'une femme dont l'employeur avait appelé le Samu pour signaler des douleurs à la poitrine, sans qu'un véhicule ne soit dépêché.

Il a porté plainte en 2016 après avoir échappé de peu à la mort

Christophe Musslin avait déjà porté plainte contre le Samu du Haut-Rhin en mai 2016. Le 28 mai de cette année, il avait échappé de peu à la mort après avoir appelé par deux fois le Samu pour des douleurs à la poitrine, sans qu'une ambulance ne lui soit envoyée. À l'autre bout du fil, le médecin lui avait conseillé de prendre du paracétamol.

L'Alsacien avait alors pris sa voiture et s'était rendu dans la clinique du Diaconat de Mulhouse, dans laquelle il avait été opéré d'un infarctus du myocarde. Il en garde aujourd'hui de graves séquelles.

À France Bleu Alsace, Christophe Musslin se dit "révolté" après avoir appris la mort de cette femme de 60 ans. 

Ma démarche n'a servi à rien. Le Samu de Mulhouse n'a tiré aucune leçon de ce qui m'est arrivé.Christophe Musslin, un Alsacien "ignoré" par le Samuà France Bleu Alsace

Peu après son infarctus, l'Alsacien avait réussi à contacter le médecin du Samu, qui lui avait expliqué qu'il était seul ce jour-là pour gérer les appels des deux départements alsaciens.

"La plainte est restée ignorée, parce qu'aujourd'hui nous n'avons aucune nouvelle de l'affaire, déplore Christophe Musslin, On nous dit simplement que l'affaire est en cours mais on ne nous apporte aucun élement de réponse. Il faut faire quelque chose. Ce n'est pas normal qu'aujourd'hui, après des appels à des Samu dans des situations aussi préoccupantes, rien ne soit fait et que des gens décèdent."