Infirmières : l’intérim au détriment de l’hôpital

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Infirmières : l’intérim au détriment de l’hôpital
France 2
Article rédigé par
S.Soubane, A.Domy, F.Bouquillat J.Wild, S.Dauba, R.Mathé, E.Noel - France 2
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De plus en plus d’infirmières tout juste diplômées préfèrent travailler en intérim plutôt que dans un hôpital. Elles gagnent ainsi mieux leur vie en travaillant moins. Le système coûte très cher aux hôpitaux publics, qui manquent désespérément de personnel.

Face à la pénurie d’infirmiers, les hôpitaux font de plus en plus appel à des intérimaires. 25 000 infirmiers travailleraient uniquement en contrat court. Dans une agence spécialisée, plus de 1 200 remplacements d’infirmiers arrivent chaque jour. Les candidats sont nombreux et parfois très jeunes. Une étudiante de 20 ans, diplômée l’année prochaine, refuse de signer un CDI à l’hôpital. "Pour quelqu’un comme moi qui veut bouger quand elle en a envie, c’est compliqué", affirme-t-elle.

Un statut plus intéressant financièrement

Dans la salle d’à côté, c’est la question financière qui prime. "En poste fixe, en début de carrière, on commencerait plus à 1800 [euros] de salaire, tandis qu’en intérim avec les primes, on peut aller à 2 200-2500 [euros]", affirme une jeune femme. À l’hôpital de Millau (Aveyron), les intérimaires touchaient cinq fois que les titulaires. Pour y remédier, la direction essaie donc de privilégier des profils plus stables.

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